La croix chrétienne et le chandelier hébreux

croix_chandelierLa conception de la croix chrétienne, a la particularité de représenter la dualité dans sa dualité. En effet elle est construite par deux poutres dont l’une est verticale, comme pour indiquer l’espace, le « haut » et le « bas », et la poutre horizontale pointant l’espace séquentiel « l’avant » et « l’après » ou simplement la droite et la gauche. Les deux polarités pointant leurs pôles à l’horizontale semblent indiquer le commencement et la fin, quant à celles qui sont verticales pointent le ciel, le cosmique, l’univers abstrait, et l’autre la terre, la créature, la création l’univers, le concret. Dans le contexte de ce livre, permettez-moi d’imaginer la poutre horizontale de l’alpha à l’oméga et, la poutre verticale du « monde créateur » au « monde créé ». Toujours dans ce même contexte, je vois l’homme Jésus-Christ cloué en plein centre de ces deux dualités, qui en mourant mis une fin à celles-ci pour accéder à l’Unité de l’Aleph, le nouvel Homme.

Le chandelier ou Ménorah

Le chandelier ou Ménorah en hébreu (מְּנוֹרָה) est le luminaire du temple, il éclaire le lieu très saint là où se trouve l’arche de l’alliance donnée à Moïse.

Dans la Bible, dans le livre de l’Exode (Exode 25 v31–40), Moïse reçu une instruction de l’Eternel, et Il lui prescrivit ceci :

Tu feras aussi un chandelier d'or pur. Ce candélabre sera fait d’or battu, son pied, sa tige, ses calices, ses pommes et ses fleurs seront d’une même pièce. Six branches sortiront de ses côtés, trois branches du chandelier de l’un des côtés, et trois branches du chandelier de l’autre côté . . . regardes et fais-le d’après le modèle qui t’est montré sur la montagne .

Dans la description de ce candélabre, il serait à retenir sa description extrêmement précise, une représentation a été même montrée à Moïse.

Quelques remarques très importantes seraient à retenir. Premièrement ce chandelier était forgé en or battu, son pied, sa tige centrale, ses branches, ses calices, ses pommes et ses fleurs seront d’une même pièce, c'est-à-dire son pied, sa tige ses branches, ses calices, ses boutons et ses fleurs, le tout, feront un seul corps. Le pied du chandelier fait office de réservoir d’huile, il alimente chacune des sept branches qui sont creuses et ainsi portent ce carburant à la flamme qui représente la présence de Dieu. Il est très important de retenir que la même huile alimente les sept branches, ainsi elle est partagée aux sept porteurs de feu.

Par la suite ce chandelier est devenu un des « ustensiles » du Tabernacle et, plus tard du Temple de Jérusalem. Ce chandelier est appelé par les hébreux « Menorah » il provient du préfixe « Mé » indiquant la provenance d'une chose, associé à la racine hébraïque Norah, Nourah, de Nour, Nor (flamme) au féminin. MéNoRah signifie donc « de la Flamme », « qui provient de la Flamme » ; cette flamme, selon la Kabbale, n'est autre que la Shékhinah ou présence de Dieu.

Selon Zacharie, les sept lampes sont les yeux de Dieu qui veillent sur toute la Terre. Toujours selon Zacharie, le chandelier à sept branches est encadré de deux oliviers qui fournissent l’huile aux lampes.

Le chandelier ou Ménorah est un emblème spécifiquement biblique, devenu également un des symboles de l'État d'Israël et de nombreuses institutions. La Ménorah est l'un des ustensiles de la Tente du Rendez-Vous et, du Temple de Jérusalem, qui a disparu physiquement après la destruction du deuxième Temple par les Romains, au début de l'ère courante.

Le chandelier à sept branches, restait allumé en permanence.

Albert SOUED – 1993 :

D’après la Tradition, il sera de nouveau allumé dans le troisième Temple, celui des temps messianiques. Le mot hébreu "Ménorah" contient la racine "ner" qui signifie aussi bien feu que lumière : la Ménorah serait donc un arbre de feu et de lumière.

Venons en maintenant à la description de ce luminaire, la tige partante du réservoir d’huile se sépare en sept branches, une tige centrale et de part et d’autres trois tiges à sa gauche, et trois autres à sa droite. Jusque là rien de particulier sauf que le feu, la lumière est portée par sept branches séparées, toutefois alimentées par la même huile contenue dans son réservoir unique.