Selon la Bible, l'origine de la dualité

origine_dualite_resizeLe grand principe divin est que, Dieu, l 'Eternel l'Unique est androgyne, est déjà le Deux, le Père-Mère. De toute éternité, Il est l'Androgyne, où le principe masculin et le principe féminin se contemplent, se connaissent et s'échangent à l'infini, dans la félicité d'un Amour qui est à l'origine de toute la création.

Lors de la grande expansion de l'aube des temps, pour que soit possible la formidable aventure de la conscience dans l'univers, « le côté féminin de Dieu » s'offrit totalement, dans un amour incommensurable, pour être le corps même de la création. Cette création est sans cesse recommencée dans l'éternel Présent.

Ce pôle féminin de Dieu est appelé Mère, elle est généreuse et infiniment présente, en permanence, elle reçoit la semence du Père qui représente le pôle masculin. Cette semence est manifestée dans l'alphabet hébraïque par la Lettre « YOD » qui vient s'inscrire au cœur du nom « MEM » qui veut dire Mère, qui devient alors « MAÏM », les eaux de la création.

Le « Entre » de ces deux pôles est un amour sacré, il est l'échange et demande à créer, à partager, cet amour est vie et mouvement. Quand un homme et une femme s'aiment, ils désirent aussi créer des enfants à l'image de cet amour. Cela est la manifestation « d'en bas » d'une réalité cosmique « d'en haut ».

Ainsi des univers et des intelligences multiples naquirent de l'effusion d'amour du Père et de la Mère. Ils créèrent l'Homme à leur ressemblance, c'est-à-dire androgyne, masculin et féminin « Puis Dieu dit : faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance et qu'il domine. Dieu créa l'homme à son image il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme Genèse 1 v26 et 27 », (il est à remarquer « qu'il domine » est au singulier).

Le Père-Mère voulut que l'Homme créé à son image, l'Adam originel, puisse connaître la félicité et la puissance créatrice de l'Amour. Il divisa en deux ses polarités pour qu'elles puissent se contempler et échanger leur regard à l'image de leur Père et de leur Mère, à la fois deux et un. Alors il eut Adam et Ève, le masculin et le féminin, qui purent se regarder et s'aimer. Voilà ce que dit la Bible « L'Eternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme qui s'endormit ; Il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L'Eternel Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme et il l'amena vers l'homme. Genèse 2 v21 à V22 ».

De cet Amour jaillit une telle joie, une telle puissance, qu'il leur vint également le besoin de créer et de partager. Ils connurent l'Amour et le bonheur d'être unis face à face, d'être totalement le même Être, la même vie, parfaitement complémentaires, recevant chacun la chaleur des rayons de l'autre comme deux soleils. « L'homme dit voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair, on l'appellera femme parce qu'elle a été prise de l'homme. Genèse 2 v23 ».

Ces images sont des principes vivants, dans des corps de lumière tissés de la substance même du Père-Mère. Dans chaque âme humaine vit et vibre le souvenir de cette splendeur que chaque homme et chaque femme désirent éperdument retrouver.

Malgré les apparences, le Principe féminin n'est pas absent des Evangiles – du moins à l'origine. Les premiers mots du célèbre prologue du quatrième Evangile sont : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu. »

Le concept de Verbe (Logos) est dérivé des idées du philosophe juif néo-platonicien, Philon d'Alexandrie, contemporain de Jésus Christ. Mais dans la version de Jean, le Verbe semble explicitement féminin. Certes, Logos est un mot masculin mais paradoxalement le concept décrit semble, lui, féminin. La traduction d'aujourd'hui « .....Et le Verbe était avec Dieu... » altère radicalement le sens original, en supprimant les implications embarrassantes. Les termes grecs sont « pro ron theon », qui se traduisent littéralement par « aller vers Dieu » et suggèrent la démarche d'un homme cherchant l'unité avec la femme.

Ils ont mangé à l'arbre de la connaissance du bien et du mal

Le Serpent représente cette formidable énergie créatrice que le Père-Mère déposa en l'Homme, afin qu'il eût le libre-arbitre d'être créateur à son image. Il était là pour donner à l'âme de l'Homme la possibilité d'être créateur et de commencer la grande aventure de la réalisation de la conscience « le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que l'Eternel Dieu avait fait Genèse 3 v1» (Il ne faudra pas ajouter une connotation négative au mot rusé).

Adam et Ève vivaient dans l'innocence totale, dans une pureté d'âme vierge. « L'homme et sa femme étaient tous deux nus et ils n'en avaient point honte Genèse 2 v25 ». Pour comprendre ce bonheur parfait à l'image du Père-Mère, ils leur manquaient l'expérience d'une « comparaison », la Connaissance qui permettrait de goûter en conscience à cette félicité. Ils éprouvaient le besoin de rendre au Père-Mère ses manifestes et de lui prouver que leur amour pour la Source serait plus fort que tout.

Pour comprendre, faire l'expérience de la comparaison, pour ainsi goûter en conscience, il fallait qu'Adam et Ève sachent ce qu'est le bien et le mal, ce qui est beau et ce qui est vil. Donc le couple devait être placé dans un environnement de dualité, soit goûter au fruit de l'Arbre de la connaissance du bien et du mal. Ils acceptèrent donc la proposition du Serpent avec enthousiasme, fasciné par l'étendue des richesses qu'elle recelait, et la grandeur d'un tel défi ! « Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux connaissant le bien et le mal Genèse 3 v5 »