Amour sans Jugement

L’Amour sans Jugement

antoine photo

 

Je pense qu’il nous serait préférable d’aimer plutôt que de s’affronter, la force se trouve dans l’amour et non dans le combat.

L’amour sans jugement est un acte qui prend en charge les perceptions de la réalité, qu’elle soit bonne ou mauvaise, l’Amour confirme totalement ce qu’il perçoit. Un jugement c’est toujours un comportement par rapport à quelque chose, un ressenti à une norme, à une loi. 

L'amour sans jugement, n’est pas un déni refusant de prendre en charge certaines conceptions ou entendement de la réalité, mais bien au contraire il voit totalement les faits. Une personne qui dénie se comporte comme si une réalité n'existait simplement pas, alors qu'elle la perçoit. Alors qu’aimer sans jugement ne dénie aucunement le mal ou l’approuve, non aimer sans jugement, c’est mettre en Lumière les ténèbres pour les séparer de la lumière, et cela n’engendre aucun combat.

Pour introduire cette étude je vous conduis aux quatre premiers versets de l’Ancien Testament de la Bible, la Genèse où il est écrit :

«  Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La terre était informe et vide ; il y avait des ténèbres à la surface de l’abime, et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne ; et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres ». !

En tant qu’humain, nous connaissons dans l’expérience de notre incarnation, maintes formes et maintes expressions de la vibration que nous appelons AMOUR. Nous connaissons entres autres l’amour avec certaines conditions, que nous appelons l’amour conditionné. Nous avons reçu cette forme d’amour de notre société, de nos parents, de nos amis, et nous-même avons transmis cette énergie.

Pour recevoir l’amour de nos proches, on nous a été exigé d’être ceci, et ou être cela, ainsi ce comportement méritait l’amour, l’approbation, le sourire, le regard empli de lumière. Toutefois ces mêmes proches, si nous étions pas ceci et ou cela, nous recevions des fermetures de visage, point de sourire, un regard plus sombre, une désapprobation et ainsi cet énergie d’amour est devenu synonyme de rejet.

L’amour qui existe dans l’au-delà est sans aucune forme de condition. Il n’existe ni « ceci ni cela » ni « ceci est bien, ni ceci est mal », ni approbation, ni désapprobation. Notre âme, notre mois supérieur (mon higher-self ou double)  connaît très bien cette réalité céleste.

C’est en choisissant l’incarnation terrestre, que nous avons choisi d’évoluer à travers cette forme conditionnée de l’amour. Nous avons choisi de l’expérimenter, de la vivre envers les autres et envers nous-même car cet amour conditionné, nous le projetons aussi sur nous-même.

Un exemple, lorsque nous sommes témoin au travers des médias, que des hommes sont torturés sur notre planète et que nous regardons les hommes armés qui supplicient, nous les jugeons et nous leurs retirons notre amour. Par contre quand nous contemplons des enfants qui s’amusent, notre cœur est réjouit et nous leurs donnons de l’amour.

C’est ainsi, nous expérimentons le « ceci est bien et ceci est mal » puis selon ce conditionnement, nous donnons ou retirons notre amour à nouveau. De même quand nous rencontrons l’âme sœur ou des âmes qui font partie de notre même famille d’âmes, notre réflexe humain est à nouveau de vivre l’expérience à travers « ceci est bien, ceci est mal » et cela selon la situation qui change, nous donnons ou retirons l’amour là où paravent nous l’avions donné et toujours selon le même critère de conditionnement du « ceci est bien, ceci est mal ».

C’est ainsi que nous expérimentons l’amour conditionné et conditionnel. Nous expérimentons les jugements, la désapprobation, l’attente, les attachements, la possession, la jalousie, l’envie, la haine, le désir de tuer l’autre, le désir de nous détruire. Nous expérimentons la « condition humaine » et cette condition est conditionnée.

Lors d’un moment d’illumination, d’une expérience mystique ou d’une méditation, alors que nous sommes en contact avec notre « condition » divine, nous expérimentons l’inconditionnel, nous expérimentons que tout se tient dans l’univers que tout est vibration, que la Source ne juge pas. Dans cette expérience d’illumination, peu importe sa durée, nous sommes soudainement fusionnés, fondus, nous sommes plus qu’UN et nous contemplons que là où nous pensions qu’il y avait « séparation » il n’y en a pas ! Et c’est ainsi que nous expérimentons l’Amour Universel, l’amour vaste qui existe bien au-delà de notre « condition humaine » et de ses conditions.

Certes, dans la contraction ultime, lorsque nous sommes complètement endoctriné, renfermé sur nous-même, le cœur et la conscience bien fermés (mais croyant le contraire) nous nous disons être dans le vrai dans la Lumière et continuons à juger, à vouloir prendre des armes pour combattre ce que jugeons comme le mal.

Nous croyant être dans le vrai … nous oublions trop souvent que la Création provient d’une seule Source, d’UNE et MÊME Etincelle Divine il en n’ y a pas de division il y seulement séparation. La Source est à l’origine de toute la Création. 

Aux quatre premiers versets de l’Ancien Testament de la Bible appelé la Genèse il est écrit :

«  Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La terre était informe et vide ; il y avait des ténèbres à la surface de l’abime, et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.

Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne ; et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres ». ! (Genèse-1/ v1àv4)

« Dieu vit que la lumière était bonne et Il sépara la lumière d’avec les ténèbres », retenons la différence du terme  « séparer » et du terme « diviser ».

Le terme séparer est utilisé dans un contexte d’isolement d’un ensemble, soit de disjoindre, de dissocier ; … tandis que diviser est un contexte de fractionnement, scinder, découper, voir morceler ou de compartimenter par exemple dans le cadre de désaccord dans un groupe.

Dans le cadre d’un Divin incarné, en nous, nous avons la Puissance d’Aimer, car nous sommes moitié humain et moitié divin. Ce n’est pas parce que nous venons de découvrir que nous sommes d’une famille d’Âmes Anciennes, que soudainement nous devenons quelqu’un d’autre. Nous avons toujours été cette Vibration Divine, nous possédons cette identité depuis le premier souffle de notre naissance et plus encore depuis notre conception.

Dieu a séparé les ténèbres des lumières bien que dans les deux lieux selon la Création, se trouve l’Etincelle d’Amour. Ceux qui ont été séparés et qui sont  dans l’Ombre sont sensibles à l’Energie d’Amour (la vie) qui leur manque considérablement, et ainsi il sont très friands pour se tourner vers la Lumière qui se trouve en nous, c’est pour cela qu’ils pompent notre énergie dans nos failles ténébreuses, fissures que nous n’avons pas encore su obturer par la Lumière.

La bible nous enseigne largement sur ce sujet, dans l’Evangile de Luc 15v11 à 15v32 nous trouvons la métaphore de l’enfant prodigue, Le fils vivant dans la débauche et entièrement égaré, revient vers son Père qui lui octroie un festin en lui remettant un anneau à son doigt (signe d‘appartenance) à sa famille !

Le deuxième témoignage biblique, après avoir maltraité Jésus et après l’avoir cloué sur la croix, Jésus s’exclama : « Père pardonne leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » (toujours dans la l’Evangile de Luc au chapitre 23v34).

Le Christ savait qui Il était, qu’elle Lumière d’Amour était en Lui, et que dans le cœur de ses tortionnaires, se trouvait également l’étincelle d’Amour du Père.

Je pense que le Père connaît chaque âme car il est à l’origine de la Création mais dès l’origine il a SEPARE la Lumière des ténébres. Ainsi les deux parties séparées en respectant leur liberté de leurs actions, font un cheminement séparé et différent. Il ne nous appartient pas d’en juger, mais de leur donner de l’Amour, cette Lumière Christique qui se trouve en nous, afin qu’il puisse faire grandir l’étincelle qui est en eux, pour qu’ils puissent rapidement retourner vers la maison du Père, car eux aussi sont des Fils.

Louis de Batère