Si Dieu était une Femme

isisSi Dieu était une Femme

L’éphémère pape Jean Paul 1er avait dit au début de son pontificat que la Dieu pourrait très bien être représenté comme une femme puisqu’il n’a pas de sexe !  Il s’était également exprimé en faveur de la contraception, étrangement il est mort de manière non élucidée quelques semaines plus tard !

Malgré les progrès du christianisme en ce qui concerne la liberté de conscience, on voit que la place de la femme dans le domaine religieux reste une question complexe. La plupart des religions sont misogynes, des justifications souvent apportées par des textes religieux affirment que la femme est tout d’abord séductrice et tentatrice et qu’il faut en protéger les hommes – en les couvrant, en la cachant et en la punissant si elle faute. Puis elles ne peuvent accomplir les gestes rituels du fait qu’elles sont impures au moment des règles, le judaïsme traditionnel selon les écrits (Lévitiques 5v19-29) déclare « Lorsqu’une femme a un écoulement de sang et que du sang s’écoule de son corps, elle restera sept jours dans la souillure de ses règles, qui la touchera sera impur jusqu’au soir et ainsi de suite … ». Le Coran est plus moderne sur ces points, malgré la femme est écartée de toute fonction religieuse et là aussi c’est à cause de ses règles « C’est un mal » dit le Coran (2.222).

Dans la plupart des religions la femme a, de facto un statut inférieur : elle n’a pas les mêmes droits que les hommes, mais hypocritement ont ne dit pas « inférieur » mais « différente ».

Si nous consultons les Evangiles : Jésus était entouré de femmes certaines étaient même des prostituées, elles étaient pourtant les plus proches de lui et elles lui sont restées fidèles jusqu’à sa mort, à l’inverse de ses disciples masculins.

Dans Genèse 3v20 nous lisons: « Adam donna à sa femme le nom d'Êve : car elle a été la mère de tous les vivants. » Autrement dit, tous les hommes autres qu'Adam étaient descendus d'Êve qui était la première femme. Êve fut tirée d'une côte d'Adam (Genèse 2v21-24). Ceci fut un événement singulier. Dans le Nouveau Testament, Jésus (Matthieu 19v4-6) et Paul (Éphésiens 5v31) utilisent cet unique événement historique comme le fondement du mariage entre un homme et une femme.

Venons à l’origine de la création, où selon la Bible il est écrit en Genèse 1v26 « Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image selon notre ressemblance … ». Depuis la plus haute antiquité, les Initiés, gardiens des Mystères, ont enseigné que l’homme est une synthèse de l’univers. Tout ce qui existe dans l’univers se retrouve en résumé à une moindre échelle, dans l’homme. C’est pourquoi l’univers est appelé « macrocosme » (grand monde) et l’homme « microcosme » (petit monde). Et Dieu est l’Esprit suprême qui a crée le grand monde (l’Univers, la Nature) et le petit monde (l’Homme) qu’il anime et soutient de sa vie, car Dieu est la source unique et l’unique dispensateur de la vie.

Venons à une nouvelle définition de la : « Trinité de la création » :

  • Dieu le Père, le Créateur, est l’Inducteur
  • La Nature, c’est la matière, elle est son « Epouse » sur laquelle Il travaille. C’est Elle la Nature, la Mère qui met au monde toutes les existences, c’est Elle qui transforme et qui nourrit.
  • L‘Homme est l’enfant, il est à leur image, il est le fruit, il est l’enfant du Père céleste et de la Mère Nature.

De même que l’enfant possède les propriétés du père et de la mère, l’être humain est la synthèse de tous les matériaux et les éléments de la Mère Nature ainsi que toutes les puissances et les énergies du Père Céleste. Il ne suffit donc pas seulement de dire que l’homme est un microcosme crée à l’image du macrocosme, car cette correspondance ne concerne que le plan physique, celui du matériel. Mais nous trouvons aussi la même correspondance qui existe dans le plan spirituel entre l’esprit de l’homme et l’Esprit cosmique. L’homme est par son esprit à l’image de Dieu, comme dans le plan physique le microcosme est à l’image du macrocosme, la Nature. De même que l’esprit de Dieu anime l’univers, l’esprit de l’homme anime son corps, le microcosme. C’est ainsi qu’il faudra comprendre ce que signifie : « Faisons l’homme à notre image selon notre ressemblance ».

Dans l’esprit de l’homme son corps est la répétition de ces deux grands principes cosmiques : l’Esprit universel et la Nature –. La création est l’œuvre des deux grands principes masculin et féminin. Aucune création d’aucune sorte n’est possible avec un seul principe : il faut que les deux principes soient ensemble et unis Dieu à une Epouse que les kabbalistes ont donné le nom de Shékina. Cet Être que l’on appelle Dieu et que le christianisme représente comme une puissance masculine est en réalité masculin et féminin. Pour qu’il y ait création, une manifestation, il faut qu’il y ait polarisation (deux pôles, voir mon livre « Le PONT de la Dualité à l’Unité) c’est à dire présence d’un principe masculin et un principe féminin pour se manifester.

L’Epouse de Dieu ce n’est pas une femme, mais c’est la Matière Vierge et immaculée, la plus subtile cette matière est extraordinairement vivante, comme l’homme a besoin de la femme pour donner un corps aux énergies qui émanent de lui, comme l’artiste a besoin de la matière pour donner une forme à ses idées, le Dieu le Père Céleste, l’Esprit Saint ou l’Esprit Cosmique, a besoin de la Mère Divine, l’Ame universelle, la Matière et ensemble ils ne cessent d’engendrer des mondes peuplés de myriade de créatures. En l’homme, Dieu et la Nature sont indissociablement liés, par notre esprit et par notre corps, nous sommes les enfants du Père Céleste et de la Mère Divine.

Ainsi l’homme représente un microcosme crée à l’image du macrocosme cela signifie que les quatre éléments (le Monde de l’Emanation, le Monde de la Création, le Monde de la Formation et le Monde de l’Action ou l’Âme/Esprit – l’Intellect – Cœur – Corps physique) ainsi que tous les règnes de la nature sont présents en l’homme. Peut-être par là, vous comprendrez un peu mieux mon dernier message publié sur mon site « Le Divin et la fission nucléaire » - que la fission nucléaire est une des plus grandes fautes que l’humain a pu commettre sur cette terre, c’est quand il a commencé à pénétrer le microcosme en détruisant l’atome, ainsi tout le système planétaire est affecté par la loi de la concordance, si nous détruisons dans le domaine du microcosme nous détruisons aussi dans celui du macrocosme, en d'autres termes nous intervenons dans le Divin.

Maintenant revenons à la Genèse 2v7 où nous lisons : « L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant ».

Libérons-nous du connu et regardons ce texte sous un angle différent. L’Eternel, l’Origine, se créa une expression physique dans la création qu’il entreprit, il prit des matériaux créés, la poussière (terre, minéraux c.à.d. des atomes) et lui insuffla la vie, l’invisible esprit de vie, et il devint vivant. Voilà le Créateur invisible jusqu’à présent s’est crée une expression visible dans sa création. Puis par après il se dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui ; » (Genèse 2v18-20).  Le Créateur après s’être formé lui-même et après avoir formé tous les animaux les fait défiler devant Lui pour les nommer. Mais dans toute sa création il ne trouva point d’aide semblable à l’homme qu’il venait de créer. En d’autres mots il ne put trouver une compagne ; il n’y avait personne d’autre de son espèce.

Remarquons, l’expression physique que s’est donné le Créateur au travers de l’homme qu’il avait créé à son origine, se trouvait déjà la partie féminine. C’est « alors le Créateur fit tomber un profond sommeil sur l’homme qu’il venait de créer, l’homme s’endormit ; il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. Le Créateur forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme » (Genèse 2v21-22). Puis l’homme reconnut au travers de son semblable sa partie féminine dont il a été séparé par l’intervention du Créateur. Puis l’homme dit : « Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair on l’appellera femme parce qu’elle a été prise de l’homme » (Genèse 2v22-23).

Dans toute sa création, l’expression physique que s’est donné le Créateur, il ne trouva point d’aide semblable à l’homme qu’il venait de créer à son image. Sachant que lui-même est UN, le Créateur fidèle à son unité, ne pouvait créer un deuxième lui-même et c’est ainsi qu’il décida de se diviser, c’est à dire reprendre la première « mouture », et recréer l’homme à son image, homme et femme différenciés dans la dualité physique (Genèse 1v27). Reconnaître cette cassure, cette division en deux préparée et voulu par le Créateur, est la condition impérative pour revenir à l’unité originelle. C’est par ce moyen seulement que l’humain peut apprendre la valeur de l’Unité d’origine.

La cause de l’infériorité féminine résulte du fait, qu’elle serait considérée comme un « sous-produit » de l’homme, ce qui est totalement faux. Les textes décrivent qu’après l’intervention de séparation l’homme initialement créé a été mutilé d’une côte (sa « côte féminine ») ce qui met l’homme au même rang d’infériorité que la femme, c’est pour cela qu’il est écrit : « Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair et on l’appellera femme car elle a été prise de l’homme » (Genèse 2v23). C’est seulement ensemble au même rang que l’homme et la femme sont à l’image de son Créateur. Dans le cadre de la dualité, la femme et l’homme sont équivalents, serait-il venu l’idée à quelqu’un, de penser que le « matin » est moindre que le « soir » ou le « départ » serait moindre que le « l’arrivée » ? Sans l’équivalence des deux pôles il n’y aurait pas de jour ni de distance !

Nous aspirons à un monde meilleur, nous voulons réaliser une existence de liberté illimitée, de joie illimitée, de vie illimitée, en sorte nous disposer à recevoir l’héritage oublié, celui de réaliser non seulement par l’intellect, mais aussi par le cœur que nous sommes des entités aimés et nourris par le Créateur, alors mettons la femme à son rang de l'équivalence de l'homme.

Comme nous le lisons ci-dessus, l’homme crée à l’image de Dieu n’est pas entier, il est mutilé de sa partie féminine. Pour retrouver l’origine la conformité divine il faudra impérativement que la femme soit à l’égal de l’homme et trouve sa place dans ce monde au même titre que l’homme. Cela est impératif. Malheureusement nous sommes encore très loin de cette égalité.

La femme a un rôle très différent mais en aucun cas inférieur à celui de l’homme. Hélas ce dernier se considère toujours supérieur à la femme que ce soit dans la vie en couple, dans le monde économique ou social, dans la plupart des parties politiques, sans vouloir parler du monde religieux. Rare sont les exceptions regardons autour de nous et observons ! Il est vrai les mentalités changent mais c’est beaucoup trop lent et souvent hypocrite.

Le rôle de la féminité dans sa différence et non dans son infériorité est celui de « réaliser » voir transformer, l’induction reçue du masculin. Il nous est plus naturel, en tant que bébé ou petit enfant d’espérer tout de maman, par exemple un tout petit enfant se jettera plus facilement dans les jupons de sa maman que dans les bras de son papa. De même si c’est plutôt la mère qui tient le bébé contre son sein, un vrai père prend aussi l’enfant dans ses bras et le porte.

La misogynie est un trait de caractère qui se manifeste par un sentiment de mépris, éventuellement d'hostilité, à l'égard des femmes. La sédentarisation des humains s’est faite sur un modèle très majoritairement patriarcal. Comme dans le cas de prise de contrôle des villages puis des villes, les hommes ont pris celui des religions, reléguant la femme à un rôle secondaire et sous la tutelle de son mari ou entité masculine.

L’enseignement chrétien biblique et évangélique n’a rien arrangé à ce problème, surtout lu et interprété au premier degré, il ignore ou minimise le rôle de la femme. Elle est souvent présentée sous la vision de femme impure, de mauvaise vie, voire séductrice et adultère, dans les épitres de Saint Paul il est écrit entre autres : ordonne que les femmes se taisent dans les assemblée et qu’elles soit soumises, qu’elles interrogent leurs maris pour s’instruire, elles n’ont pas le droit d’enseigner et ainsi de suite … Mais les textes bibliques ne font pas que stigmatiser la femme au contraire les femmes étaient les plus proches de Jésus Christ et elles sont restées fidèle jusqu’à sa mort à l’inverse des hommes, et même lors de sa résurrection il leurs est apparut en premier pour porter le témoignage. Par contre on voit les Eglises catholiques et orthodoxes interdire à la femme l’accès à la prêtrise, sous prétexte que les douze apôtres, eux étaient des hommes !!!

Dans le mot père, abba pour les chrétiens, le mot mère est inclus avec tout son contenu de tendresse et de douceur. On retrouve d’ailleurs un témoignage de cette approche dans l’apocryphe de Jean : « Il me dit : Jean, Jean, pourquoi doutes-tu, et pourquoi as-tu peur ? Je suis celui qui est toujours avec toi, je suis le Père ; je suis la Mère ; je suis le Fils » ; (Ecrit gnostique apocryphe de Jean, B21,13-22,16 (codex de Berlin, Edition du Cerf, 1984). Ainsi nous pouvons comprendre pourquoi le Christ s’est contenté du mot Père, sans insister, comme le font les hindous, sur l’aspect maternel de Dieu, car cet aspect était et devait être inclus « d’office » dans la paternité. Quand le Christ s’adresse au Père, implicitement il s’adresse à la Mère, soit à l’unité : le Créateur.

Qui est la Mère ?

Revenons à notre définition de la : « Trinité de la création » cette-foi-ci sous l’angle de vue du monde créateur en relation avec le monde créé ou la vision du  macrocosme mis en relation avec le microcosme. L’homme représente un microcosme crée à l’image du macrocosme cela signifie que les quatre éléments des Univers, le Monde de l’Emanation, le Monde de la Création, le Monde de la Formation et le Monde de l’Action,  (manifestés par  l’Âme/Esprit, l’Intellect, Cœur et le Corps physique), comme tous les règnes de la nature sont présents en l’homme.

Le schéma suivant illustre les éléments ci-dessus :

« Puis Dieu l’Origine masculin et féminin dit : Faisons l’homme à notre image selon notre ressemblance », remarquons que dans le monde de l’Emanation, l’Origine parlait au pluriel, lui en tant que Père Céleste et en tant que Mère Divine.

Le microcosme - le Monde de la Formation le Monde de l’Action

Le macrocosme - le Monde de l’Emanation, le Monde de la Création

La Mère – la Nature qui donne l’existence qui transforme et nourrit

Le Père l’Inducteur

qui représentent

Monde minéral

Monde végétal

Monde animal

L’Humain à l’image de Dieu

Monde Angélique

Archangé-lique

L’origine

Le Monde Crée Le Monde Créateur

L’homme est l’enfant du Père Céleste et de la Mère Nature

De même que l’enfant possède les propriétés du père et de la mère, l’être humain est la synthèse de tous les matériaux et les éléments de la Mère Nature ainsi que toutes les puissances et les énergies du Père Céleste.

Retour à notre conscience tri-unitaire : « Père – Mère – Fils », cette conscience nous révèle et nous apprend à nous reconnaître en tant que citoyens galactiques sacrés, de nature divine et incarnée. La Mère universelle et génitrice de notre espèce a pris la responsabilité et le devoir de protéger l’humanité comme elle l’a toujours fait. Elle est la Mère créatrice et génitrice d’origine et Elle a fait don de soi-même dans notre génome, dans la création de l’Homme sur notre planète, lorsqu’elle s’appelais Sé’et « source de présage de vie » mais  également Aset ou Isis en grec qui veut dire « force de présage de vie ». La Mère Nature représenté par la Vierge, la Mère génitrice et nourricière pure exempt de tout défaut, représenté par le rôle de la femme sous l’ancienne appellation de Aset ou Isis, a portée plusieurs noms comme Hathor, Sekhmet (la puissante) , Meri qui signifie en égyptien « l’aimée de Dieu » ou « l’épouse bien aimée de Ptah le dieu solaire » . L’Eglise chrétienne l’appelle Marie ce qui signifie « l’aimée de Dieu » et Beatus en latin, ce qui signifie « la béatitude de Dieu ».

Pour info : Isis ou Aset occupe une place importante dans le panthéon des dieux de l'Égypte, elle est la mère d'Horus et l'épouse d'Osiris elle incarne donc la puissance royale de l'Égypte. Elle est généralement représentée avec des cornes de vache qui entourent le disque solaire. Isis incarne à la fois le monde réel et le monde de l'au-delàs, à la fois déesse des morts et divinité maternelle.

Pour terminer une histoire juive Sourire : Au paradis Dieu a d'abord créé Eve et non pas Adam. Or Eve s’ennuie. Elle demande alors à Dieu des compagnons. Dieu créa alors les animaux. Eve resta insatisfaite et demande à Dieu un compagnon qui lui ressemble, avec qui elle pourrait être complice. Dieu crée Adam, mais pose une condition à Eve : qu’elle ne révèle jamais à l’homme qu’elle a été créée avant lui afin de ne pas froisser sa susceptibilité. Et Dieu de conclure : « Que cela reste un secret entre nous… entre femmes ! »