Le dogmatisme ennemi de l'humanité

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Notre culture est un des principaux obstacles aux croyances des humains, elle nous sépare, ce n’est ni l’absence de foi, ni l’absence de la connaissance, mais c’est la certitude dogmatique en laquelle l’homme a placé sa foi, de quelque nature qu’elle soit.

Cette certitude finit tôt ou tard par engendrer le rejet de l’autre, l’intolérance le fanatisme voire l’obscurantisme. Tout dogme et tout discours théologiques sont relatifs, puisqu’ils sont conditionnés par la culture, par les limites de langage et de la raison.  Le fanatisme religieux découle de cet absolutisme des textes, du rituel, de la tradition ou de l’institution et par là, peut prendre de nombreuses formes. Il peut aller de l’extrémiste qui sème la mort ou peut prendre des visages moins violents, mais il n’en demeure pas moins il sera un obstacle durable pour la paix et la compréhension entre les hommes.

La dogmatique.

Une dogmatique se dit de ce qui fait preuve de rigidité. Une définition dogmatique ou dogme est un enseignement reçu définitivement par une Eglise à la suite d’un concile ou d’une proclamation pontificale.

Un exemple : Dans l’enseignement chrétien et catholique, il est question de l’agneau de Dieu en parlant du Christ, parfois il est même représenté  comme un agneau de Dieu donné en sacrifice.

Dans l’ancienne Alliance, pour célébrer la Pâque, «l’agneau pascal» était immolé et le sang du sacrifice était appliqué sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte des maisons. Ensuite l’agneau fut consommé par les Hébreux, et son sang répandu sur le linteau des habitations a permis d'épargner la vie des premiers-nés d'Israël. Dans sa fidélité envers sa à foi juive, Jean-Baptiste comprendra que l’envoyé de Dieu, ce Fils sur lequel repose l’Esprit Saint, c’est bien l’Agneau de Dieu qui donnera sa vie pour libérer son peuple de l’esclavage du péché.

La liturgie (l’ensemble des rites et des cérémonies catholiques) a gardé la phrase prononcée par Jean-Baptiste, lors du baptême de Jésus : « Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui ôte les péchés du monde » (Jean 1,29). Dans le culte catholique, cette phrase est dite au cours de la messe juste avant la communion, nous invitant à reconnaître ainsi la présence de celui qui s’offre à nous pour nous sauver.

Initialement cette phrase retenue dans la liturgie catholique a été dite par Jean-Baptiste, par contre au moment du baptême de Jésus-Christ, les trois autres Evangiles ne parlent pas de l’agneau de Dieu, mais ils relèvent la voie venant du ciel, elle disait :

« Celui-ci est mon Fils bien aimé, en qui j’ai mis toute mon affection » (Matthieu 3v17 - Marc 1v11 - Luc 3v22). Par l’arrivée de Jésus, Jean-Baptiste reconnaissait la main du Dieu d’Israël, en faisant allusion à l’exode de son peuple libérant les siens de la servitude, ainsi le Christ est renvoyé à la nuit de la libération d’Egypte. Les magistères (autorité en matière de morale et de foi, des enseignants sur les croyants) sont très souvent éloignés du fondement évangélique. Ils retinrent la crucifixion comme l’accomplissement de l’offrande de l’Agneau Pascal mort pour sauver les hommes, alors que le Christ a été crucifié parce qu’il s’est identifié au Fils du très haut. Jésus parla de sa mission divine : «Je suis la lumière du monde, celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » - en s’adressant aux pharisiens il disait « Vous êtes de ce monde moi je ne suis pas de ce monde - en vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, je suis » (Jean 8v13-59). Les religieux sur ces paroles crurent qu’il avait un démon et ils jetèrent des pierres contre lui. En sorte, Jésus est venu non seulement en agneau pour être immolé selon les prophéties, mais aussi  nous révéler que nous sommes Fils au même titre que Lui. Par là, nous sommes sauvé de la servitude du joug de l’esclavage, il a libéré son peuple.

Les Eglise se disant du plein évangile ont repris et mis l’accent sur le «Sang du Christ», pour ne citer que la théologie de la Rédemption – le Fils qui réconcilie les hommes avec son Père en versant son sang – apparaît comme une réintroduction de la pensée sacrificielle antique dont le Christ était venu libérer l’humanité tout entière. L’eglise évangélique  dans laquelle j’avais grandi mettait la lumière et l’accent sur le « Sang du Christ », on ne parlait que de ce « Sang Versé », mais très peu du rapport nous identifiant au Christ, à se laisser aimer par lui et à essayer d’aimer son prochain.

Peu importe qu’on soit chrétien, juif, musulman, bouddhiste, païen ou autres, Jésus est venu instaurer une spiritualité universelle qui, sans les renier, transcende tous les rituels et tous les dogmes par l’amour.

Le Christ est venu pour sauver tous les humains et ils sont Fils du Très-Haut qu’importe leurs religions, tous ceux  qui ne le rejettent pas et qui reçoivent ses paroles (Jean 12v48) sont concernés.

Le Christ nous a révélé l’Amour du Père qui réside en Lui et en nous « En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous » (Evangile de St Jean 14v20). Ainsi l’évangile de Jean cite à plusieurs reprises les liens qui nous unissent au Christ, qui nous unissent au Père au même titre que le Christ qui est unit au Père !

Du temps de mon engagement cultuel j’avais participé à différents cultes évangéliques de plusieurs dénominations. Dans ces Assemblées l’accent a été mis sur la crucifixion, la mort, la croix et toujours la croix mais le vrai message du Christ concernant l’unité des humains comme relatés dans l’évangile de (Jean 13v20) « Celui qui reçoit celui que j’aurai envoyé me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé » fut pratiquement occulté et pas mis en lumière.

Par ailleurs la lecture d’évènements bibliques ancestraux provenant du judaïsme, fait apparaître un Dieu autoritaire, coléreux, ainsi pour celui qui lit la Bible au premier degré fait de ce Dieu des hébreux un être d’une cruauté exceptionnelle, tuant par exemple tous les enfants premiers-nés d’Egypte pour punir le Pharaon qui s’obstinait à maintenir les Hébreux en esclavage. De même Moïse et ses successeurs ne se privèrent pas d’ordonner maints massacres au nom de Dieu lors des guerres contre les infidèles ou de la conquête de la terre promise.

En lisant les actes de ce Moïse, pour une personne ne connaissant pas la Bible, la lecture littérale et historique fait de lui un vrai criminel en ordonnant aux commandants de l’armée d’aller tuer tous les enfants mâles et toutes les femmes qui ont connu un homme en partageant sa couche (Nombre 31v17).

Le message de bonne nouvelle du Christ n’avait rien à voir avec ces enseignements, il n’est pas venu fonder une religion nouvelle, il est venu en tant que juif et il est mort en tant que juif. Mais Jésus étanchait la soif de la Samaritaine quand celle-ci demanda où il faut adorer Dieu, le maître répondit « ce n’est ni sur cette montagne de Samarie, ni au temple de Jérusalem qu’il faut adorer, mais en esprit et en vérité, car Dieu est Esprit ».

Alors qu’elle est la vraie religion ? Toutes les religions peuvent nous conduire à la connaissance de la vérité, mais aucune ne détient toute la connaissance, c’est uniquement le temple de l’esprit de l’homme où l’on rencontrera Dieu et où l’on connaîtra la vérité.

Voici le vrai sens de Evangile (qui veut dire la Bonne Nouvelle), je suis fils de Dieu au même titre que Jésus, il est écrit dans l’Evangile de St Jean « afin qu’ils (les humains) soient  un comme nous sommes un (Jésus et Père) – moi en eux (Christ en l’humain) et toi en moi (Père et Jésus) ».

En sorte, l’Humain est une branche de Monde Créé et représente la Mère par rapport au Monde Créateur le Père. Le Fils est celui qui se trouve « Entre » la partie du Père et la partie de la Mère donc qui se trouve comme un «pont» entre les deux. Le fils est en parti Père et en partie Mère tout en étant une entité distincte appelé Fils. Pour moi, cela est la définition de la Sainte Trinité : Père – Mère – Fils dans le cadre d’une autre étude, je reviendrais sur le sujet.

Le Christ n’aurait-il pas dit dans l’Evangile de Jean « En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et que je suis en vous » (Jean 14v20).

Le Christ avant de nous quitter nous a certifié « Et moi je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28v20). Une promesse divine celle qui nous donnera la volonté et le courage pour affronter l’héritage que le Christ nous a laissé, afin de vaincre ceux qui veulent étouffer la vérité.