Je suis Vie, je suis Amour

chemin

Je suis Vie, je suis Amour,

                     

J’avais à cœur de vous transmettre un  extrait de « canal » lors d’une de nos dernières rencontres. A savoir que la personne-canal est un ancien et célèbre médecin érudit des neurosciences ayant autrefois beaucoup étudié et travaillé, en ayant mis au point des «outils» pour soigner des malades. 

Je vous souhaite une bonne lecture ….

Lors d’une de ses réunions avec une trentaine de participants, le canal (celui qui canalise) durant son message demande : « y-à-t ‘il une autre question ? »

Une des participantes nommée XXXX intervient :

 ....

" Pour que je ne perde pas l’élan, de la Vie, je veux vraiment témoigner quelque chose.

Vas y.

Alors déjà, j’ai le trac, bon. Voilà. Je suis spontanée, j'ai un peu le trac. Mais je vais quand même y aller.

(Chante)

I am Laugh, I am Light,

I am Life, I am Love,

I am Joyce, I am you are This

(*Traduction en français :

Je suis Rire, je suis Lumière,

Je suis Vie, je suis Amour,

Je suis Joie, je suis vous êtes Cela)

C’est bien ? Non ?

(Explosion d’applaudissements)

Alors, je voudrais m'excuser à certains qui n’ont peut-être pas dormi.. (Rires) ..parce qu'hier, il m'est arrivé un élan, dans la nuit, qui était inarrêtable, mais grâce à ça, quelque part, je peux témoigner que rien ne vient du personnage, rien n’est contrôlable. Tout est la Vie qui se vit. Tout est Oui à la Vie. Sinon, je ne pourrais jamais témoigner ça, je ne pourrais pas être là.

J'ai toujours fait confiance, quoi qu’il se passe pour mon personnage. Tout se fait, tout se vit, tout est. Essayez de le comprendre, essayez de le vivre, c'est exceptionnel ! On ne peut pas contrôler. Je peux être jugée, je peux être condamnée, mais c’est comme ça. On m'a toujours brimée de ma spontanéité, de mon enfance, de mon innocence. Maintenant c’est fini, je ne me laisse plus faire.. Parce que, soi-disant, je suis folle. Mais qu’est-ce qui est plus beau qu’être folle ? Et alors ? Non ?

(Explosion d’applaudissements)

Et par rapport à ce lieu, ici, je suis profondément d'accord que, c'est un peu perturbant, peut-être pas très connu mais, quelque part, on a fait tomber des murs qui tenaient, de ce sérieux, de ce lourd, de ce, de ce pas vibrant. Maintenant ça y est, tout le monde qui viendra ici le sentira, le vivra et le sera. Merci à vous, je vous aime."

(Explosion d’applaudissements)

La version encore plus légère de l'abandon à la Lumière version XXXX.

(Rires)

Mais ce que dit XXXX est tout à fait vrai. Vraiment, vraiment, quand on essaye de laissez être ce qui est, surtout aujourd'hui, on en a qui ont ça de façon innée depuis fort longtemps, mais on nous a tellement appris à réagir, dans tous les secteurs de la vie, en nous disant que la vie ce n'était que réaction.. 

Mais que dès l’instant où on fait le premier pas vers cet abandon, c'est-à-dire, il n est pas question d'être un légume, ou de ne pas réagir ou quoi que ce soit, mais simplement d'accueillir, comme ça a été dit sans arrêt cette semaine, vraiment, si vous êtes dans cette posture d'accueil, et ben c'est fini. C'est fini.

Tout le discours, par exemple si vous prenez un livre très connu comme Dialogues avec l’Ange de Gitta Mallasz qui a été tellement lu, ne parle que de ça. Et d'ailleurs si vous lisez attentivement aujourd’hui Dialogues avec l'Ange, vous remarquerez qu’il ne parlait que de cette époque qui arrivait. Ça s'est déroulé pendant la seconde guerre mondiale, mais ça concerne, et comme d'ailleurs beaucoup de canalisations d'AD de l'époque, qui à l'époque nous semblaient bon, on lisait on comprenait, mais aujourd’hui sont vivantes.

Là je parlais, par exemple, de la spontanéité, hier. Il y a une cana d'un Ami qui ne parle que de ça pendant une heure et demie avec tous les développements possibles sur cette notion de spontanéité. 

Et on rejoint, comme disait Nada, cette notion d’Accueil. Alors bien sûr, il faut tenir à rien. Parce que vous prenez la vie comme elle vient. Ça veut dire que vous ne pouvez pas planifier, rigidifier. Le cadre habituel occidental, c'est-à-dire la maison, la famille, le boulot, les impôts, la société. Bien sûr, je ne dis pas que c'est facile à vivre au début, mais dès l'instant où vous lâchez réellement et concrètement.. 

Et y'en a, je sais, ici, qui le vivent depuis déjà fort longtemps. Qui sont, je dirais, à côté du système plutôt que d’être dedans. Mais effectivement aujourd’hui, il n’y a pas plus de Liberté que de ne plus être accroché, si je puis dire, par toutes ces structures fossilisées, archaïques qu’on appelle la société. 

Alors je sais bien que ce n'est pas facile pour tout le monde. Parce que vous allez me répondre, il y a des obligations, il y a le mari, il y a femme, il y a ceci, il y a cela, mais je vous répondrai que ce n'est pas vrai. Ça, ce n’est qu’un point de vue qui est le point de vue de la personne. Mais si vous êtes vraiment, si vous plongez dans cette spontanéité et cet Accueil, même si au début ça peut vous paraître dur, même si effectivement le premier problème qui va survenir, c'est les problèmes bien évidemment financiers, d’argent. 

Mais ce n’est pas un problème d'argent ou d'être pauvre, c'est un problème de circulation. Dès que vous comprenez ça et que vous acceptez ce principe.. Et d'ailleurs Marie l'avait parfaitement expliqué, bien avant AD, dans une de ses toutes premières canas, dès l'instant où vous thésaurisez.. et ça c'est valable..

Moi je l'ai vécu, puisque quand j’étais jeune en tant que médecin, je gagnais beaucoup d'argent et j'ai eu l'idée de jouer en bourse. Bon, le premier truc où j’ai joué, j'ai gagné, gagné beaucoup, beaucoup d’argent. Et ça m’a semblé tellement, tellement monstrueux que j’ai tout de suite arrêté. Je préfère encore aller m’amuser à jouer à un jeu, un loto, une loterie, un casino parce que là, je décide de le perdre. Mais prendre de l’argent par ce qu’on appelle le libéralisme, le capitalisme.. 

D'ailleurs la meilleure définition, et même mon fils, en école de commerce, c'est la définition qu'il a eu par son prof, le capitalisme néolibéralismes n’est rien d'autre que l'exploitation de l'homme par l’homme. C'est la définition officielle, qu'on le veuille ou pas. Ça ne vient pas de Marx. C'est ce qui est  enseigné en école de commerce aujourd’hui.

Donc bien évidemment, dès que vous rentrez dans ce système, je ne parle pas de son travail, mais dans le système où vous allez prendre de l'argent à travers de l'argent, eh ben c'est fini, vous ne pouvez pas être libres. C'est comme l’histoire des crédits, dans l’autre sens. Alors bien évidemment, je sais bien que dans le monde tout est fait pour qu’on prenne un crédit, tout est fait pour qu'on soit obligé de gagner, comme on dit, sa vie. Mais quand on est dans la Vie, on n’a plus à se soucier de cela.

Si je regarde mon cheminement depuis le tout début d'AD, ben c'est très simple. Moi j'étais médecin, j'étais très heureux, je gagnais très, très, très bien ma vie et du jour au lendemain il n’y avait plus rien. Pareil quand AD s'est arrêté, du jour au lendemain il n’y avait plus rien. 

Et à partir de là, quand la foi en la Vie est née, même en étant libéré, parce que être libéré c'est une chose, mais on l'a bien vu avec plein de frères et sœurs, même ici, qui ont vécu l'Absolu mais qui n'ont pas fait la jonction avec ce plan, ça restait deux plans séparés. 

Mais, si.. Vous ne pouvez pas tricher, c'est-à-dire qu’à un moment donné, quelle que soit votre vie, quelle que soit la pauvreté, la richesse, les liens, les relations même les plus harmonieuses, il y a un moment donné où la Lumière va vous enjoindre. Ce n’est pas un problème de morale, ce n’est pas un problème de conscience, c'est bien plus subtil que ça.. où tout va être fait pour élaguer, pour votre Liberté. 

C'est pour ça aussi que je répétais sans arrêt durant cette semaine, et d'autres fois aussi, que quel que soit l'événement qui survient, il n'est jamais là pour votre mal, même s’il vous fait mal et surtout s'il vous fait mal. À une seule condition. À une seule condition, c'est d’accepter de le traverser. Ça veut dire ne pas s'en détourner, ne pas réagir. 

Ça ne veut pas dire ne pas être non plus proactif. Il y a des choses où on va être obligé d'agir, mais pas de réagir, c'est différent. C'est-à-dire, de laisser les choses arriver permet déjà de les traverser. Mais dès que vous entrez en posture de confrontation, d'opposition, de vouloir régler, ben vous perdez énormément de liberté.

C'est vous qui devez vous en rendre compte, ça sert à rien de se l'imposer de l'extérieur, mais le jeu de la Vie vous montre ça. Dès l’instant, je dirais où vous avez, à l'intérieur de vous, une démarche. Cette démarche elle est très simple, c'est « qu'est-ce que je suis ?». C'est même pas par rapport à la spiritualité. C'est, vous êtes là, vous vous sentez mal, ou vous vous sentez bien, peu importe, mais vous demandez même pas « qu'est ce que je suis », dans la vie, dans la société.

D'ailleurs, quand j'ai parlé de la structure de la personnalité, on ne va pas revenir dessus, puisque c'est des systèmes de psychologie sur lesquels j'ai travaillé, puisque j'ai bâti des méta-modèles de compréhension de l'être humain au niveau psychologique. C'est des livres que j’ai refusé de sortir d'ailleurs malgré le contrat d'édition, parce que ça emmenait les gens trop dans la personne. Et quand vous connaissez trop, trop bien la personne, même parfaitement, on le voit très bien dans le coaching, dans ce qu'on appelle le développement personnel, vous ne trouverez jamais l'Amour, jamais, jamais, jamais. 

Parce que ce n'est pas un problème de personnalité à comprendre, à résoudre, et Dieu sait que j’en ai compris des choses, avec tout ce que j'ai mis au point comme systèmes et comme médecines, mais ça, ça ne vous fera pas vivre l’Inconnu. Ce n’est pas possible.

C'est pour ça que tout ce qui est développement dit personnel ou connaissance dite de soi, est une étape, peut-être nécessaire dans la construction, mais tant que tout n’a pas été déconstruit par la Vie, vous ne pouvez pas être libres. 

C'est-à-dire que vous êtes tenus par ce à quoi vous tenez, ça a toujours été dit. Et traverser les problématiques, comme disait Nada, aujourd'hui, c'est surtout cette notion de confiance, d’accueil, même si cela paraît invraisemblable pour la personne, et ça le sera toujours. À partir du moment où le mécanisme à l'intérieur de votre cerveau, ça se passe au niveau cérébral, dès l’instant où vous relâchez l’idée d'être une personne, surtout avec ce qui se passe maintenant, ben vous transcendez la personne. Mais rappelez-vous, ça a été dit par d’innombrables voix, vous ne pouvez pas transcender votre personne, depuis la personne. C'est impossible. 

Vous pouvez l’améliorer, votre personne. Vous pouvez même être très bien dans votre vie, mais certainement pour vous, il manque la question primordiale, « qui je suis ».

 Alors bien évidemment, c'est souvent des problèmes affectifs, des conflits dans la famille, des problèmes psychologiques, qui soit donnent le besoin de comprendre la psychologie, soit antérieurement à cela, il y a eu en vous, quand vous étiez jeune ou à beaucoup de moments, « mais bon Dieu, qu'est ce que je suis, qu’est ce que je fous là ». À partir de là, c'est gagné. Parce que quand vous êtes dans cet.. dans ce tempérament-là, l'ouverture par rapport à l’abandon à la Lumière, le sacrifice et tout, se fait réellement tout seul, surtout maintenant. Maintenant qu'il n'y a plus d'anomalie primaire, maintenant que la blessure du féminin sacré a été libérée au niveau du conscient, il n'y a plus, il y a beaucoup moins de difficultés.

Et c’est comme ça que la Vie vous teste. Est-ce que vous avez confiance. Non pas en vous, parce que si vous avez confiance en vous, vous travaillez sur quoi, sur le deuxième chakra. Ce que je vous expliquais par exemple. J'ai soigné énormément de moines tibétains qui vivaient en France dans des centres comme  Karma Ling et comme Kagyu Ling, je suis désolé, ils ont tous des problèmes sur le deuxième chakra. Je n’en ai pas vu un qui n'a pas de problème sur le deuxième chakra. Pourquoi ? Ils travaillent sur l'enracinement, sur le OM, qui est très bien. Mais il n' y a pas que ça. Le cœur, y’a rien.

Et c'est pareil dans toutes les religions. Et bien évidemment malgré cela, vous l’avez tous vu et lu, c'est au travers de ces religions que certains sont devenus des Saints. Mais aujourd'hui tout ça est terminé. Tout ça appartient aux structures archaïques d'enfermement. Mais même si au départ elles n'étaient pas en fermantes, elles nous ont enfermés. Elles nous ont enfermées dans un connu ou dans un connaissable. Or la Vie ne peut être ni connue, ni connaissable. Elle ne peut être que vécue. 


Et vivre la Vie, ça ne peut être qu'en dehors de toute organisation, tout mouvement spirituel, toute religion.

Bien sûr, là on se réunit librement. Chacun est libre de faire ce qu'il veut. On n'est pas structuré comme on l'était à l'époque encore avec AD (AD veut dire Autre Dimension, groupement de personnes adhérentes à un certain ordre spirituel). 

Tout se fait selon une certaine fluidité. Et effectivement, quand vous arrivez à lâcher ce qui est nécessaire dans le monde sociétal actuel, ce qu’on appelle la confiance en soi et la volonté, ben vous trouvez quoi, vous trouvez une autre confiance. C'est bien plus que la foi. C'est quelque chose qui est une confiance en la Vie. On ne vous demande pas d'avoir confiance en votre vie, puisqu’on est tous passés par des épreuves x ou y, tout le temps, et c'est infini.

Mais la confiance en la Vie passe par l'apprentissage. Et l'apprentissage, c'est être aussi disponible dans l'instant, parce que trouver la Vie et se laisser trouver par la Vie, c'est-à-dire être en confiance totale non pas en soi, mais en la Vie, c'est aussi s'abandonner à ce qui se présente. Et c'est pour ça que tant qu'on reste dans ce principe d'action-réaction.. Mais c'est valable pour n'importe quoi. Je ne parle pas de l’action-réaction psychologique, quand on vous insulte, quand on vous dit quelque chose. Mais ce principe d'accueil vous met en disponibilité pour la Vie. C'est aussi simple que ça. Et a ce moment-là, quelle que soit votre profession, les problèmes, les maladies, tout ce qui peut se produire, n’est plus vécu de la même façon. 

Ça ne veut pas dire, entre guillemets, que ça fait pas chier quand il y a une merde qui arrive. (Rire) Mais votre posture à ce moment-là, vous prendrez, je dirais, une autre forme d'habitude. Et c'est cette autre forme d'habitude qui va vous permettre de vous faire confiance en vous, non pas en vous en votre personne, parce que tout ça, ça correspond, mais alors on l'a étudié parfaitement, on l'a démontré, surtout avec les systèmes de neurosciences que j'ai mis au point, la confiance en soi qu'on cherche à valoriser de partout, même dans le développement personnel, est une hérésie. Vous verrouillez votre deuxième chakra. Et à ce moment-là, ben vous rentrez dans la prédation même sans le vouloir. C'est-à-dire le sexe, le pouvoir et l’argent.

Tandis que quand tout ça, quand vous n'avez pas travaillé sur cette confiance en soi, ni sur la volonté personnelle dont on se sert pourtant aussi en psychologie du sport.. Mais on s'est aperçu que même en psychologie du sport, vous pouvez avoir une volonté de winner, de gagnant, vous pouvez avoir une confiance en vous, une maîtrise technique parfaite, si vous n'avez pas ce qu'on appelle le flow, c'est-à-dire l'efficacité neurobiologique maximale.. Et le flow n'est rien d'autre que le moment où tout est harmonieux. Et on sait parfaitement que le moment où tout est harmonieux ne dépend pas du personnage, ni de la personne, ni de la technique, ni de la confiance, ni de la volonté. L'efficacité neurobiologique maximale, c'est pareil dans ce qu’on vit actuellement. C'est l'alchimie des différents neuromédiateurs de la personne, par exemple l'adrénaline, la noradrénaline, la sérotonine, la dopamine. 

Tous ces neuromédiateurs qui dictent les comportements au niveau du cerveau, se mettent en harmonie. Et l’harmonie, elle se découle, je vous l’ai dit, dès l’instant où hic et nunc est actif et où les étoiles attraction, répulsion changent et qu'il y a une inversion du rapport. 

Ça, je vous l'ai dit, ça se voit en neurosciences. L'éveil, la liberté, la libération, ce n’est pas un processus qui se passe dans le vent, quelque part dans une vision ou dans des expériences. C'est un processus qui est ancré au travers de ce corps. On sait pertinemment aujourd'hui, avec des recherches ont été faites, je l'ai évoqué mais je rentrerai pas dans les détails aujourd’hui parce que j'en ai tellement parlé, de la neuroéthologie, la neuroscience du comportement et dans la neurothéologie qui est une branche connue et reconnue des neurosciences, que ce qu'on appelle les processus mystiques, tous les pouvoirs de l’âme, tous les états transcendantaux, ne peuvent exister que si c'est réellement inscrit dans le cerveau, et aussi dans le cœur comme je vous l’avais dit. Mais c'est jamais quelque chose qui se passe dans la pensée, ou dans les visions, ou même dans la vibration. Sans ça, ce n’est pas acté, ce n’est pas incarné et c’est du vent. (Rire) Et c'est vraiment du vent. (Rire) Et ces gens-là, bien sûr, ne peuvent être que mal, ils ne peuvent pas vivre la Joie. 

Donc, la confiance en la Vie fait partie de la disponibilité, de la voie de l'enfance, de l'humilité et surtout de.. aujourd'hui ce qui est possible parce qu'il n'y a plus d'anomalie primaire. Quand il y avait l'anomalie primaire, vous vous rappelez, j'avais expliqué que c'était les énergies du foie, on dit d'ailleurs « se ronger les foies » ou se « ronger les sangs », ce n’est pas pour rien. Et on sait très bien que l'anxiété lèse le foie. La colère lèse le foie. L'avidité lèse le foie aussi, et que le foie, ben il est extrêmement important. En occident, on en parle beaucoup, mais il a des fonctions qui ne sont pas seulement organiques. Ça, la médecine chinoise, tibétaine, ayurvédique, nous en parlent tout le temps. Parce que c'est l'organe de la prévision et du plan, « le général des armées qui gagne la guerre sans livrer bataille », disent les chinois. Mais cette prévision et ce plan, rappelez vous, à l'époque, Ma Ananda Moyî et Frère K en avaient parlé, le foie c'est aussi le miroir de l’âme. On dit d'ailleurs que c'est le logis de l’âme végétative.

Mais surtout, c'est lié au mythe de Prométhée. J'avais déjà évoqué cette histoire. C'est le moment où vous vous recréez chaque nuit, entre deux et quatre heures du matin. C’est l'horaire énergétique du foie, ce qui explique qu'il y ait des gens qui se réveillent entre deux et quatre heures, parce que quelque part, ils sont incapables de se recréer. Et cette recréation, elle ne doit pas se faire selon les schémas passés. Parce que dans le mythe de Prométhée, on ouvre le ventre de Prométhée et toutes les nuits, il y a un aigle qui vient manger le foie, tous les jours pardon, et la nuit il se reconstitue. Donc avoir un sang frais et un foie tout neuf, bien évidemment, ne doit pas s'accompagner d'une anxiété. C'est à dire que vous vous recréez à neuf, chaque nuit, dès l’instant où vous lâchez la prétention à vouloir contrôler, à vouloir diriger, à vouloir régenter et à vouloir comprendre. 

Et ce dont parlait Nada est la stricte vérité. Bien évidemment qu'on a tous des conditionnements et moi le premier. Déjà le réflexe, dès qu’il y a une douleur quelque part, toute la mécanique causale se met en place, parce que c'est ce que j'ai travaillé pendant des années, des dizaines d'années. Mais ça ne sert plus à rien. Ça sert à la personne. Mais aujourd'hui, il y a une telle.. d'ailleurs elle est collective et personne ne peut en être exclu.. mais il y a une telle facilité pour être dans cette Joie que ce serait dommage de s'en priver. Mais, vous ne pouvez pas vivre cette Joie tant qu’il existe au niveau de la personne le moindre élément de résistance. Or on a tous des résistances, jusqu'au moment où on accepte, quand on dit « on lâche », c'est ça le sacrifice. C'est accepter déjà qu’il y ait peut-être quelque chose qui ne nous est pas connu et qu'on ne vive pas, qui va venir à bout de tout. C'est pas de la foi ou être cul-cul les petits oiseaux, c'est au contraire être pleinement présent, pleinement ancré et vivre la Liberté de l'instant présent.

On le voit bien si on est dans l'instant présent. On n’a pas besoin.. bon, il y a eu des tas de discours sur hic et nunc, moi le premier, Anaël en a parlé pendant des semaines, toutes les nuits.. Mais, réellement et concrètement, quand on n’y est pas, on se pose toujours la question de ce que c’est. Parce qu’on croit qu’en ayant des concepts, on va y arriver. C'est faux. Ça marche réellement et concrètement quand on est dans l'accueil. Cette notion d'accueil est fondamentale.

Alors je ne vais pas rentrer dans des données complexes sur les neurosciences, mais c'est quelque chose, si vous voulez, qui déclenche. Et même en entreprise on le sait puisque qu'aujourd'hui il y a des techniques de coaching qui sont basées sur les fréquences cardiaques, par exemple, sur ce qu'on appelle le biofeedback, où en enregistrant non pas seulement le rythme cardiaque, qu'on peut mesurer au pouls, mais en voyant le temps entre deux battements qui n'est jamais constant. En fait, bon, on a le rythme cardiaque, on vous dit c'est quatre-vingt par minute, mais en fait, l’espace entre les sinusoïdes n'est jamais le même. Ça fait des.. ça monte et ça descend, ça monte et ça descend. Ce qu’on appelle, c'est des prémices de ce que j’ai appelé la «respiration cardiaque». Et on est capable, par exemple avec des technologies de biofeedback, avec des appareils qui ne coûtent pas cher, où on a le pouls qui est pris au niveau d'un doigt ou de l'oreille, où on voit son propre rythme cardiaque. Et en le voyant, ensuivant la technique respiratoire, on arrive à passer.. Et ça avait été parfaitement développé, par celui qui est mort, qui a eu le cancer dans la tête là, Servan-Schreiber.. on rentre, ce qu’on appelle, en cohérence cardiaque.

Dans les pays anglo-saxons, dans les techniques de coaching professionnel, ils sont en train de laisser tomber toutes les techniques de coaching traditionnelles pour les remplacer par les techniques de cohérence cardiaque. Parce que dès l'instant où vous rentrez en cohérence cardiaque, et ça c'est un apprentissage qui est très bref, vous allez être optimal dans vos performances. Bon, en entreprise, on parle de performances. C'est-à-dire que l'intuition va apparaître, le stress va disparaître, le burn-out n'existe plus. Le seul problème de cette technique, c'est que dès que vous arrêtez l'entraînement, ça disparaît.

Or aujourd'hui, quand je parle de respiration du cœur, ce n'est rien d'autre que de la cohérence cardiaque au sens scientifique. C'est-à-dire que spontanément, par l'abandon à la Lumière, vous rentrez dans cette respiration du cœur qui n'est rien d'autre que la cohérence cardiaque qu’on essayait de déclencher à travers des technologies. Simplement, par les technologies, ça ne tenait pas. Mais là, comme on a déverrouillé le péricarde, l’anomalie primaire et la blessure du Féminin Sacré, et ben si vous le trouvez, c'est fini. Vous ne le perdez plus. Même s’il y a des moments où il disparaît, mais naturellement et spontanément, il revient. Et c'est exactement ce dont avait parlé Servan-Schreiber.

C'est-à-dire que dans le cerveau, vous avez trois cerveaux, plus le cerveau du ventremais là je n’en parle pas. Vous avez le néocortex qui est lié à tout ce qui est anticipation, analyse, synthèse, accès dans le temps, le lieu de l'intelligence, mais aussi le lieu d'accès, je vous l'ai dit hier, à la multi dimensionnalité à travers les étoiles hic et nunc. Vous avez le cerveau limbique qui est le cerveau intermédiaire, si on peut dire. Et vous avez surtout ce fameux cerveau archaïque qu'on a appelé, comme par hasard, le cerveau reptilien, qui est à la fois le siège de l'identité, c'est-à-dire se croire une personne, et à la fois le lieu de tous les automatismes. Pas uniquement les réflexes de respiration oued battement cardiaque, mais même les automatismes de la personne.

Donc, ça va très loin. C'est même l'apprentissage d'une protection. C'est la façon que vous avez de prendre quelqu'un dans vos bras ou de le regarder quand il vous parle, parce que tout ça se fait à l'insu de notre plein gré. On croit que c'est nous qui décidons, mais on ne décide de rien. Et d'ailleurs, c'est prouvé en neurosciences. Parce que par exemple, chez tout être humain normalement constitué, le circuit de la punition est toujours plus fort que le circuit de la récompense. C’est-à-dire que l'étoile répulsion est toujours plus forte que l’étoile attraction. Alors qu'est ce qu'il va se passer, ben vous allez être dans la dualité. Parce que quand vous allez être en face de quelque chose, alors si c'est dans la spiritualité, c'est encore pire, vous parlez d’unité mais tout ce que vous exprimez est duel, en permanence. Parce que votre cerveau dicte vos comportements. Cela ne se passe pas au niveau conscient. Vous croyez que c'est conscient.

Par exemple quand vous décidez d'acheter une voiture, vous croyez que vous décidez, même si vous avez lu la fiche technique.. pas du tout, pas du tout. La décision elle se ferait à un seuil subconscient qui est d'ailleurs parfaitement utilisé dans les techniques marketing qu'on appelle d'ailleurs le neuromarketing. On sait que, par exemple, si on vous met telle couleur sur un site, vous allez acheter. Vous croyez que c'est vous qui avez décidé. C'est faux. C'est archifaux. Et ça, on le sait. Ce n’est pas des trucs spirituels que je vous dis. C'est des mécanismes de fonctionnement qui sont parfaitement élucidés, parfaitement connus. Malheureusement par ceux qui sont dans les neurosciences et en particulier dans le neuromarketing. 

Question : On a aussi un cerveau dans le cœur, non ? J’avais entendu ça.

Oui oui, bien sûr, c'est là où est l'influx cardiaque, bien sûr. Mais le cerveau le plus important effectivement, et ça je l'ai dit quand on parlait beaucoup des champignons et des thérapies, si vous avez le cerveau du ventre qui fonctionne.. parce que c'est pareil. Par exemple, on parle d'addictions aux sucres. Je sais, j'en avais une. Mais ce n’est pas votre cerveau qui décide. C'est les bactéries que vous avez dans votre ventre. C'est pour ça qu'on parle beaucoup des pros biotiques et tout ça. Et d'ailleurs, il est parfaitement connu, indépendamment de la naturopathie et autres, même par les neuroscientifiques, on sait qu'en changeant l'alimentation, on va modifier le comportement des êtres humains. C est parfaitement connu, même par certains nutritionnistes. Si vous prenez certains aliments qui sont riches en sérotonine, comme le fromage, vous allez modifier le tempérament de la personne.

Or là, on ne parle plus de modifier le tempérament ou la personnalité puisque justement, tout ce qui bloquait au niveau de l'enveloppe du péricarde, au niveau même.. mais là, bon, malheureusement je ne suis plus dans ces milieux-là pour vérifier ça, mais je suis certain, certain, indépendamment des modifications qu'on observe au niveau électrique et au niveau des pet scans sur le néocortex, je suis absolument certain que la liberté qu’il y a maintenant, que certains vivent, que beaucoup de frères et sœurs vivent, doit être actée et visible au niveau du thalamus central. C'est évident. Ça ne peut pas être autrement. Je vous avais expliqué d'ailleurs et je vous le redis que la salvinorine et la DMT sont des produits, l’ayahuasca aussi dans une certaine mesure, il y a des dangers, ce ne sont pas des drogues. Ce sont des athérogènes. Ce sont des produits qui modifient la conscience et qui entraînent des essaims de lucidité.

C’est-à-dire, tout ce que l'on vous a présenté comme des drogues.. même le LSD, faut pas oublier que celui qui a trouvé le LSD, il en a pris quand même beaucoup. Et tous les grands chercheurs pharmacologues des années soixante-dix, quatre-vingt étaient tous sous LSD. Parce que c'est comme ça qu'on a des informations multidimensionnelles. Parce que vous ouvrez instantanément les portes hic et nunc. Alors bien sûr, il y a aussi une certaine dysharmonie parce que vous accédez d'abord, bien sûr, aux enfers personnels, ce que disait Carlos Castaneda. Mais aujourd’hui, avec tout ce qu'on a vécu comme énergies, même si on est pas totalement Lumière, je vous garantis qu’il n'y a aucun risque. Maintenant c'est pas pour ça que je vous dis qu'il faut vous amuser avec ça..

(Grands éclats de rire)

Je peux témoigner, j’ai.. C'est des substances que j'ai prises depuis un certain nombre d'années. Et il n’y a pas longtemps, après le shift de conscience total, ben j'ai repris en Australie et j'ai en effet vu totalement que la substance te positionne directement en fait, dans un dé-identification totale. Ça peut faire vivre des choses dures pace que si y'a des résistances au niveau de la personne. Mais en l'occurrence là, j'ai juste eu un éclat de rire. Y'avait rien sur l'écran de la conscience. Et voilà.

Et aujourd’hui vous constaterez qu’il n'y aura rien. Bon, moi j ai pas envie de toucher à ça parce que je le vis spontanément, tout seul, dès que je ferme les yeux ou même là. Mais c'est vrai que quand, pour ceux qui sont verrouillés dans la personne, le fait de découvrir, alors on a aussi des cristaux aussi qui font ça, je parle pas uniquement des athérogènes, mais vous avez la possibilité, effectivement, de transcender toutes les sphères. 

Par exemple, avec la psilocybine qui contient de la DMT dedans, vous vous retrouvez vraiment, mais ça maintenant, je l'ai fait pour voir si c'était vrai, mais c'est vrai.

C'est-à-dire, simplement, maintenant, c'est spontané. Je n'ai jamais eu besoin de rien. Là j'avais pris de la Salvi Norine et de la psilocybine pour voir, mais c'est exactement la même chose. C'est à dire que vous retrouvez ce point de conscience qu'on a appelé la jonction de l'être et du non-être. C'est-à-dire que votre conscience se rétrécie, se rétrécie, se rétrécie tellement et maintenant y'a plus peur de disparaître, c'était pas le cas en 2009, vous devenez un point de conscience. Ce point de conscience n'est plus une forme. J’emploie le mot point de conscience, c'est l'équivalent de la conscience nue. Mais vous êtes à cheval entre l'être et le non-être. C'est à dire que l’Être a rejoint le non-Être puisque qu’il n’y plus d’anomalie primaire.

Et quand vous êtes là, vous voyez tous les possibles, comme le décrivait Castaneda. Vous voyez aussi bien les enfers, les sphères les plus proches et les sphères les plus lumineuses. Et tout ça par transparence. Et c'est sur une sphère tout autour de la conscience. Et vous savez pertinemment que vous êtes tout ça. Simplement si vous êtes attractés, la première fois où j'ai pris la psilocybine, j'ai été attracté par des trucs, les fameux Ouroboros et tout, j'ai joué cinq minutes avec ça puis salut, je me suis dit qu’est ce que je vais faire avec ça, et instantanément ça s'est replacé au centre.

Et tout le reste, à ce moment-là, comme je savais que c'était moi et que ça avait été vécu dans tellement de lignes temporelles, puisqu’on a tous exploré toutes les lignes temporelles, sans exception, si on est là. C’est pour ça qu’on réabsorbe les mondes. Parce qu’on connaît tout ça. On l'a déjà vécu même si on n’en a pas le souvenir. Et c'est ça qui fait disparaître l'illusion de la création, rien d'autre. Mais non plus au niveau individuel, à titre collectif. Et quand vous vivez ça, vous ne pouvez plus être dupes, ni d’une société, ni d'un système organisé, religieux, spirituel ou autre. C'est la vraie Liberté.

Alors bien évidemment, la vraie Liberté, dans l’ancien monde qui est encore un peu présent, c'est tellement mal toléré et supporté. Mais ça, vous êtes libres. Il n'y a aucune loi, si ce n'est la morale, de vous-mêmes, ou des autres, ou de votre famille, qui vous empêche d'être libres. Bien évidemment, les peurs, peur de manquer, où je vais dormir, où je vais manger, je ne gagne plus ma vie, sont inscrites au niveau collectif. Mais celui qui a réellement vécu la liberté, à un moment donné, nécessairement, ne pourra plus tricher avec lui-même, ni avec le monde. Quel que soit le prix à payer. Parce qu'y a pas de prix à payer en définitive. Cette Liberté-là et cet Amour-là, ne peuvent s'accompagner d'aucune contrainte.

 

Extrait Satsang-5 du 26 septembre 2018