Un nouveau Ciel, une nouvelle Terre

 IGP5948 Un nouveau Ciel, une nouvelle Terre

 

Jean-Luc AYOUN

 

Le très long cycle qui s’achève s’est déroulé dans un contexte d’enfermement, dont il était quasiment impossible de s’extraire, hormis des cas particuliers comme celui du Christ.

Notre nature est telle que renoncer à la liberté étant inacceptable, être spirituel ou matérialiste servait de dérivatif, de soupape de sécurité, apportant l’espoir sans lequel l’enfermement aurait été insupportable.

A présent que le temps de l’enfermement est terminé, il convient de lever l’ambiguité. Il n’y a rien à faire pour se libérer, hormis ne pas résister, les transformations du Ciel et de la Terre sont telles qu’il est impossible d’y échapper. 

Face à cela, perpétuer les anciens comportements en ignorant ou minimisant les changements revient à refuser la liberté. Mais il est vrai qu’un long séjour en prison peut amener à considérer l’inconnu comme effrayant et le connu, même insignifiant, comme un refuge sécurisant.

Le personnage éphémère, avec sa petite vie, ses buts, ses objectifs, ses restrictions, entretient l’illusion d’un ailleurs, d’un demain, d’un autrement. 

Dans cette fuite d’un constat d’échec inévitable, il n’y a « personne » à proprement parler, juste la croyance que nous sommes limités, le voir et en sortir, c’est sortir de l’illusion.

La nouvelle Terre rétablit l’Unité, la normalité de la Vie donc la nôtre. En réalité, il est impossible de contrôler la vie puisque « je » suis la Vie. 

Vouloir changer une situation inconfortable, donc faire, soulage temporairement le souffrant, la solution n’est pas dans le faire, mais dans l’être, dans la connaissance concrète de Ce que vous êtes. 

C’est en entrant dans la souffrance, en la dépassant, en voyant son inexistence, que la distance entre ce que vous croyez être et Ce que vous êtes disparaît progressivement. Être génère un « faire » spontané, libéré du passé, qui ne demande rien aux situations.

En réalité, vous êtes seulement identifié(e) à un corps, à l’histoire d’un personnage, mais tous les corps sont vos corps. Il n’y a pas de « monde » auquel il faudrait vous soumettre mais des mondes dans des mondes, des résonances, qui se déploient dans la liberté, si tel un papillon, vous acceptez de vous envoler, en laissant les autres faire ce que bon leur semble… car votre liberté est telle que tout ce à quoi vous croyez devient manifeste.

Où vous situez vous par rapport à l’absolu ? Faire le point avec ANAEL 

(canalisé par Jean-Luc AYOUN)

 

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