Entretiens de Décembre 2017 THÉRÈSE de Lisieux

 

tulipe

 

Entretiens de Décembre 2017

THÉRÈSE de Lisieux

Prologue

Avril 1897 : Thérèse de Lisieux entre dans la phase finale de sa maladie. A la suggestion de Mère Agnès de Jésus, sa soeur Pauline, et à la demande de sa prieure, Thérèse achève de raconter les souvenirs de sa vie de carmélite. On surnomme ce texte extraordinaire "le manuscrit de la charité".

Extrait

" Vous le savez, ma Mère, j'ai toujours désiré d'être une sainte, mais hélas ! j'ai toujours constaté, lorsque je me suis comparée aux saints, qu'il y a entre eux et moi la même différence qui existe entre une montagne dont le sommet se perd dans les cieux et le grain de sable obscur foulé aux pieds des passants ; au lieu de me décourager, je me suis dit : Le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables, je puis donc malgré ma petitesse aspirer à la sainteté ; me grandir, c'est impossible, je dois me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections ; mais je veux chercher le moyen d'aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle.

Nous sommes dans un siècle d'inventions, maintenant ce n'est plus la peine de gravir les marches d'un 
escalier, chez les riches un ascenseur le remplace avantageusement. Moi je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m'élever jusqu'à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection. Alors j'ai recherché dans les livres saints l'indication de l'ascenseur, objet de mon désir et j'ai lu ces mots sortis de la bouche de la Sagesse Éternelle :

-        Si quelqu'un est TOUT PETIT, qu'il vienne à moi. Alors je suis venue, devinant que j'avais trouvé ce que je cherchais et voulant savoir, ô mon Dieu ! ce que vous feriez au tout petit qui répondrait à votre appel, j'ai continué mes recherches et voici ce que j'ai trouvé :

-        Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai, je vous porterai sur mon sein et je vous balancerai sur mes genoux ! Ah ! jamais paroles plus tendres, plus mélodieuses, ne sont venues réjouir mon âme, l'ascenseur qui doit m'élever jusqu'au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus ! Pour cela je n'ai pas besoin de grandir, au contraire il faut que je reste petite, que je le devienne de plus en plus. O mon Dieu, vous avez dépassé mon attente et moi je veux chanter vos miséricordes."

 

Entretiens de Décembre 2017

THÉRÈSE de Lisieux

Je suis Thérèse de Lisieux.

Chers sœurs et frères, posons-nous ensemble, si vous le voulez bien, quelques instants en le silence, permettant alors de nous accueillir mutuellement.

…Silence…

 

Je suis parmi vous en tant qu’Étoile Profondeur et j’interviens à la suite de mes sœurs Gemma et Ma, afin de vous parler de cette Profondeur qui correspond, je vous l’avais expliqué longuement, à la Voie de l’Enfance, « la petite Voie ». Aujourd’hui, je ne vais pas faire de grands discours, mais je vais plutôt, et pour moi c’est un exercice nouveau, essayer de répondre à vos interrogations concernant cette Profondeur.

En préambule, je dis simplement que ce que je vous ai décrit, de ma vie, que j’ai d’ailleurs écrit durant toute mon enfance, jusqu’à la fin de mes jours quasiment, concernant mon vécu le plus ordinaire, ce qui apparemment, d’un regard extérieur, voulait dire que j’étais une Sainte, paraît-il. Et d’ailleurs même, on m’a nommée Docteur de l’Église. Et pourtant je n’ai aucune qualification de Docteur. J’ai toujours mis en avant la petitesse. Ce qui semblait incroyable à mon époque était effectivement lié, je dirais, à une certaine habitude de ce monde, où vous êtes aujourd’hui aussi, encore. Alors pour moi, en dehors de l’adoration pour la Lumière, pour le Christ, pour la Vérité, comme vous le savez peut-être, je n’ai rien vécu de tout ce que vous vivez aujourd’hui. Et c’est là que je veux resituer Profondeur.

C’est que aujourd’hui, quelque soit tout ce que vous avez pu vivre, qui est extraordinaire pour nombre d’entre vous, je vais vous reparler de l’Enfance au travers de vos questions. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui, plus que jamais, la Voie de l’Enfance c’est la voie la plus directe, la plus intense, pour être dans cet état. Oh, je ne vais pas vous parler, et je vous demande de ne pas m’interroger sur ce que vous nommez énergies, vibrations, parce que je n’en connais rien et que mon vocabulaire est limité. Par contre, je me tiens à votre disposition, pour la seule et unique fois, où je m’exprimerai de cette façon. Mais vous savez que d’ores et déjà, chacun de vous, comme l’ensemble de mes Sœurs Étoiles, vous pouvez nous appeler et résonner notre Présence en la vôtre, afin de réellement conscientiser que nous sommes là.

Mais là, aujourd’hui, je vais simplement parler, sans faire de discours, en répondant à vos questions qui concernent cette Voie de l’Enfance. Parce qu’aujourd’hui, cette Voie de la petitesse et de l’enfance est certainement la plus grande des forces qui existe en vous. La plus grande des puissances, qui n’a rien à voir avec un pouvoir ou une volonté et qui correspond, je crois, à ce que vous nommez la Crucifixion, l’abandon final à la Lumière, parce que c’est là que je me situe aujourd’hui avec vous et qui est en quelque sorte, pour beaucoup d’entre vous, un préambule possible, à l’action totale du Feu Igné dans cette consumation d’Amour. Et rappelez-vous surtout que vous, en vos temps où vous vivez maintenant, il vous a été donné de vivre d’innombrables expériences, vous confortant dans la Vérité de la Lumière et dans l’existence au delà de ce corps, de cette forme, et qu’il existait, comme je le disais, un Ciel. Et que ce Ciel, aujourd’hui, n’a pas à être une récompense d’une bonne conduite, mais est la conséquence logique de ce qui a été nommé, je crois, « la fin des temps », révélée par les prophètes, les temps de l’Apocalypse, qui s’achèvent dorénavant.

Alors, moi, je viens simplement vous inciter et vous donner quelques éléments de repère, pour ceux d’entre vous qui n’ont vécu aucune de ces expériences, qui ne vivent ni énergie ni vibration et qui, peut-être, sont dans une forme de douleur de ne rien vivre de ce que vous avez vécu. Alors je m’adresse à tous ces frères et ces sœurs, et mes mots seront très simples, et vous êtes les relais, vous, au travers de vos questions. Donc je ne veux pas que vous me narriez vos expériences, mais simplement que l’on parle ensemble de la Voie de l’Enfance, de cette Profondeur qui, aujourd’hui, est certainement la voie la plus rapide, la plus directe et la plus efficace, pour vivre la Vérité, sans en être passé par toutes ces étapes, peut-être merveilleuses, que vous avez vécues et qui étaient utiles dans un plan bien précis de libération de l’enfer de cette Terre.

Alors je ne reviendrai pas sur ce que j’ai déjà dit concernant ma petite Voie mais, simplement, pour voir avec vous, si vous le voulez bien, quels sont les éléments qui vont vous permettre de vous positionner dans cette Voie de l’Enfance. Alors excusez-moi si je n’emploie pas de grands mots mais, simplement en me référant à mon expérience, et en la replaçant dans votre présence, d’aujourd’hui, malgré les apparences où Satan semble dominer ce monde et le conduire à sa perte. Vous le savez pertinemment, il n’en est rien, la Lumière a entièrement et totalement gagné depuis fort longtemps déjà. Il reste juste ce qui s’accomplit maintenant et qui est une phase ultime, simplement, et qui est la résultante de ce que vous avez vécu, pour ceux d’entre vous qui avez été des Semences d’Étoiles, des Ancreurs de Lumière, vous avez servi bien au-delà de ce que vous pouvez imaginer encore aujourd’hui. Mais l’important n’est pas là, parce qu’il n’y a rien à glorifier par rapport à cela.

Et je m’adresse aujourd’hui aux plus petits d’entre vous, ceux qui ne vivent rien, ceux qui ne sentent rien, parce que c’est pour eux que ma Présence est importante en eux. Parce que pour ces frères et ces sœurs qui n’ont pas eu la chance, ou l’opportunité, ou la récompense, si vous le voulez, d’avoir vécu ces accès à la Lumière et ces expériences merveilleuses, peuvent vous rejoindre aujourd’hui et devenir les premiers. Comprenez bien que vous n’avez pas besoin, aujourd’hui, de vivre toutes ces étapes de l’expansion de votre conscience jusqu’à des domaines inatteignables de mon époque. Et pourtant, vous le voyez aujourd’hui, la plus petite d’entre vous est avec les plus grandes dames, si on peut dire, tel que vous le pensez. Mais je vous assure qu’il n’y a aucune différence entre une Gemma et moi, entre Marie et chacune de nous. Nous portons la même Essence, la même Joie, le même Amour, certes avec quelques spécificités qui sont tirées de notre vécu, peut-être, parce que, comme vous le savez, nous avons gardé une forme éthérique afin de pouvoir subsister jusqu’à la fin des temps auprès de vous, en vous, et bientôt, je l’espère, de vous rencontrer, et de nous rencontrer au sein de la Lumière.

Alors j’essaierai d’être le plus simple possible, toujours en référence à cette notion de Profondeur, ce que vous vous pourriez nommer l’extinction de la conscience, le moment de votre disparition. Car, effectivement, être petit c’est disparaître à ce monde en totalité. Il ne s’agit pas d’une quelconque forme de masochisme, mais bien de vérifier par vous-même qu’en disparaissant à ce monde, en étant humble, de la plus grande des humilités, en ne revendiquant rien, en quelque domaine que ce soit, vous vivez de manière consciente le sacrifice de vous-même, et la récompense qui vous attend n’a pas être attendue au Ciel. Elle est là dès maintenant. Et c’est la grande différence par rapport à mon époque : cela peut se faire instantanément, surtout pour vous qui n’avez rien vécu. Il vous suffit simplement de vous oublier, de ne rien revendiquer, au regard de ce monde, pour découvrir la Vie Éternelle, la Vie qui est présente en vous de tous temps. Parce que, paradoxalement, le travail de la Lumière, par rapport à nos sœurs et frères humains qui ont porté cette Lumière, vous est aujourd’hui grandement facilité pour pénétrer directement dans la Vérité.

Et c’est pour vous que j’ai accepté, aujourd’hui, de répondre à ces questions concernant la Profondeur. Et c’est pour cela que je vous laisse la parole et que j’espère m’en tirer, humblement, avec honneur, concernant vos demandes. Alors, même si vous vivez ici certaines choses, ou toutes les choses, passez outre vos vécus et vos expériences, et interrogez-moi sur cette petite Voie. Parce que moi je n’ai pas de technique à vous donner, je n’ai pas de gestes à vous proposer, je ne cherche pas à expanser votre conscience. Mais j’interviens maintenant, en ces temps si particuliers, parce que, justement, le moment est venu de disparaître, de rentrer totalement et en intégralité au milieu de votre poitrine, d’y rencontrer le Christ, Marie, les Étoiles, de vous rencontrer, de vous retrouver et de vérifier par vous-mêmes, qu’en vous retrouvant, que rien de ce monde ne peut avoir de prise sur vous, ni votre corps, ni vos amours, ni vos ennemis, ni quoi que ce soit. Et là vous êtes dans la Vérité, parce que au fur et à mesure que vous vous effacez, réellement, cela ne veut pas dire renier la Vie, mais faire en sorte que la vie que vous avez à mener, et d’ailleurs, ce que mes Sœurs ont appelé les injonctions de la Lumière, vous rappellent à l’ordre de manière de plus en plus fréquente maintenant, afin d’être Lumière et de ne plus être quiconque au sein de ce monde, qui a une fonction, une obligation et qui doit se nourrir, se loger, mais de devenir réellement, comme le Christ l’a dit : comme un enfant. Cela est possible parce que, vous vous en doutez, l’Appel de Marie est extrêmement proche, et cela fait partie aussi des Grâces de la Lumière en ce moment, que de vous donner à vivre votre Vérité et votre Éternité avant même l’actualisation du Serment et de la Promesse au niveau collectif, avant même l’Appel de Marie.

Que cela soit une heure, que cela soit une semaine, que cela soit un temps à peine plus long ne fait pas de différence ; c’est-à-dire que dorénavant, vous avez tous la possibilité, parce que la voie a été ouverte, de vous retrouver instantanément au Cœur du Cœur, à vivre la Vérité et la Joie. Pour cela il vous faut disparaître à vous même dans toutes vos revendications en ce monde. Quelles que soient vos fonctions, vos rôles, vos obligations, il n’est plus temps de tergiverser ou de composer, si je peux dire, avec les deux aspects.

Vous qui n’avez rien vécu, surtout vous, allez au-dedans de vous, abandonnez tout effort, abandonnez toute velléité de compréhension ou d’explication, ou de vivre quoi que ce soit comme expérience, ou de voir quoi que ce soit, allez directement droit au but. Comment ? Très simplement : en vous oubliant, en plaçant votre conscience dans le Cœur et non pas dans le concept du cœur. En étant dans votre Cœur, non pas dans vos actes, dans vos postures, dans vos regards, mais réellement, en vous. Alors, aidez-vous du Christ, aidez-vous de Marie, aidez-vous des Étoiles, aidez-vous d’un modèle si vous en avez besoin, mais simplement, ne cherchez rien d’autre que cela.

Quelles que soient les circonstances de vos vies, qu’elles soient heureuses ou malheureuses ne change rien. Et je dirais même qu’en étant malheureux, il est encore plus facile de vous rejoindre, qu’en étant dans l’abondance et la plénitude en ce monde. Parce que vous allez constater, si ce n’est déjà fait, que les deux plénitudes, celle liée à la richesse de ce monde et celle qui est la vôtre ne peuvent plus dorénavant aller de pair. Je vous invite à la pauvreté, mais pas à la pauvreté d’argent, à la pauvreté de vos sens, à la pauvreté de votre intellect, afin que le Cœur puisse resplendir tout seul, sans effort. Et vous constaterez, du fait de l’époque, que chaque jour, quand vous exercez cette petite voie, vous en touchez, si je peux dire, les récompenses de manière quasi immédiate. Oh, vous n’en toucherez pas les récompenses sous forme de vibrations ou d’expériences mais, directement, par la joie, directement par un changement tellement important, que vous ne pourrez plus vous reconnaître. Vos espoirs (et vos désespoirs aussi) seront oubliés, parce que vous serez dans la Vérité.

Comprenez bien que ce que je vous dis est uniquement lié à ce qui se déroule maintenant. Cela n’aurait pas été possible, ne serait-ce qu’il y a encore quelques mois, ni même y a quelques années. Quels que soient vos états de vibration ou d’expansion de votre conscience, quelles que soient vos expériences, quelles que soient vos rencontres, même les plus magiques, les plus intenses, avec le Christ, avec les peuples de la nature, je ne dirais pas qu’aujourd’hui cela est superflu, parce pour nombre d’entre vous ça a été un moyen de vous affermir dans ce que vous êtes, réellement et concrètement, et en quelque sorte de vous permettre de ne plus être autant attachés à l’histoire même de votre vie, de vos expériences, mais à ce qui se déroulait en profondeur. Aujourd’hui, chacun de vous peut rejoindre ce Cœur, sans en passer par les expansions de conscience, sans en passer par la réfutation, sans en passer par l’observation, simplement en disparaissant.

Alors bien sûr, quand je parle de disparition et d’humilité, l’ego a tendance à se rebeller et à dire 

« Mais je dois nourrir mes enfants, je dois faire ceci, je dois payer cela… ». Mais je vous dis aujourd’hui, comme ma Sœur Gemma, qu’est-ce qui est plus important pour vous ? Réfléchissez, posez-vous réellement la question. Est-ce que c’est d’avoir le ventre plein ? Est-ce que c’est d’avoir les poches pleines ? Ou le cœur plein. Cela ne veut pas dire qu’il faut jeter tout cela aux orties, mais simplement vous replacer. Quels que soient, vous le savez, l’état, l’âge, de votre vie aujourd’hui, vous savez qu’elle est très exactement la place que vous devez occuper pour vivre ce qui est à vivre maintenant. Et surtout si vous n’avez rien vécu et que vous désespérez, ou que vous avez encore espoir de vivre des mécanismes énergétiques, vibratoires ou liés au Feu.

Ce que je vous propose moi, c’est d’aller chercher vous-mêmes le Feu. Et il n’y a rien à chercher. Il suffit d’élaguer tout le reste, de ne plus porter d’intérêt, d’attention, de conscience, à tout ce qui se déroule au dehors. Ça ne veut pas dire, là non plus, s’isoler, mais disparaître vraiment dans toutes les circonstances. Si vous êtes agressés, alors, comme disait le Christ, tendez l’autre joue. Ce n’est pas du masochisme. Bien sûr, vous ne serez jamais frappés, si ce n’est au niveau de votre ego, pas de votre corps. Mais même ça, oubliez-le. Allez jusqu’au renoncement total, non pas de la vie, non pas de votre personne, mais des revendications de la personne. C’est bien plus que le silence. C’est bien plus que la vibration. C’est le sacrifice conscient, lucide, entier, demandé et accepté, qui réalise cela, Sans en passer par tout le reste.

Rendez-vous compte : cela peut être instantané. Quelle que soit la force de votre âme, quelle que soit la force de votre personnalité, cela ne fait pas de différence, dès l’instant où vous le décidez vraiment. Rentrer en vous ne veut pas dire s’isoler, veut dire simplement (même au sein des relations) ne rien revendiquer, s’effacer dans l’Amour, s’effacer pour que l’Amour apparaisse, ne rien entreprendre de personnel. Ne faites rien de ce qui vous arrive, de ce que vous vivez, ne le vivez pas comme une affaire personnelle. Avant de réagir, avant de parler, remettez au lendemain votre réaction, afin de demeurer dans l’humilité. Quoi qu’il vous arrive, accueillez-le avec la même grâce, même si cela, effectivement, peut dans certains cas vous rester en travers de la gorge. Quelle importance par rapport à la Vérité. Par rapport à votre personne, oui, je le conçois tout à fait, mais c’est comme ça que nous fonctionnons tous dans notre humanité.

Alors aujourd’hui, la petite Voie n’est pas une ascèse, elle n’est pas un renoncement à la vie éphémère, mais c’est simplement un renoncement aux revendications de la personnalité, de la personne, c’est-à-dire que vous devez accepter qu’il n’y a rien à chercher, vous devez accepter qu’il n’y a rien à faire, vous devez accepter que vous ne pouvez rien faire, et qu’il vous suffit simplement de disparaître. Voilà un peu le cadre général que je souhaitais décrire avant de vous laisser la parole. Et excusez-moi si je n’ai pas d’emblée les bons mots, comme mes Sœurs, d’autant plus que là il m’a été demandé, et du fait qu’il y ait des questions, de ne rien préparer, de ne rien anticiper et de jouer avec vous le jeu, tel que je l’ai joué dans ma chair. Ce jeu de la disparition, mettant fin à au jeu lui-même, et faisant découvrir la Vérité.

C’est bien plus que de la foi, c’est bien plus que de la confiance, c’est un réel sacrifice. Mais les grâces sont innombrables et vous n’avez pas à attendre d’être au Ciel pour le constater. Vous le constaterez immédiatement. C’est dans ce cadre-là maintenant, que je vous laisse interroger et questionner. Je vous écoute. Et n’oubliez pas que ces questions sur la Profondeur concernent aussi l’ensemble de nos frères et sœurs, humains, incarnés, qui n’ont rien vécu jusqu’à aujourd’hui. Pensez à cela en questionnant. Je vous écoute.

… Silence…

Je vois que mes Sœurs Étoiles ont peut-être un peu abusé du Feu Igné.

Alors, bien sûr, Profondeur pourrait être assimilée au Cœur du Cœur ou à l’intime du Cœur, là où réside la Grâce, là où réside le Feu, là où réside votre Présence, là où nous résidons tous, avec vous.

Et rendez-vous compte, pour ces frères et ces sœurs humains, qui ne vivent rien, de ne plus avoir besoin d’attendre de sentir les Couronnes, l’Onde de Vie, le Canal Marial, toutes ces choses, toutes ces rencontres que vous avez vécues dans la nature. C’est la Voie de l’Évidence aujourd’hui, la Voie de l’Enfance, vous savez. Et vous en constatez les fruits, immédiatement. Mais faut-il être capable, effectivement, d’oser être rien, oser ne rien revendiquer, s’abandonner totalement.

Ce n’est plus l’Abandon à la Lumière, tel qu’Anaël vous en a longuement parlé et qui a préparé les Noces Célestes. C’est le renoncement total à ce monde qui, je vous le rappelle, est suivi d’effet immédiatement ; vous n’avez pas à attendre, comme moi, d’être au Ciel pour faire le bien parce que vous serez le bien, parce qu’il n’y a plus personne. Et ça vous l’éprouverez, il ne tient qu’à vous. Je vous rassure, il n’y a pas d’obligation de développer quelque perception que ce soit, il n’y a pas besoin de développer quelque concept que ce soit, et ni même d’exercer la moindre intelligence.

Posez-vous la question, déjà en vous, de ce que veut dire se sacrifier. Et attention, ne travestissez pas mes mots : je ne parle pas de renoncement, de vous enfermer quelque part ou de couper tous les liens, toute la vie. Parce que aujourd’hui, je le répète, vous êtes exactement à la bonne place. Que vous ayez un enfant en bas âge ou que vous soyez très vieux, que vous soyez très riche ou très pauvre, c’est exactement ce qu’il vous fallait, quoique vous en pensiez, pour vivre ce que vous allez vivre maintenant. Mais ça vous le comprendrez à posteriori. Là aussi, il faut l’accepter. Ça fait partie de l’abandon. Ça fait partie du renoncement dont je veux vous entretenir. Et dont je vous entretien d’ailleurs, puisque je vois qu’il n’y a pas trop de questions.

… Il y a deux questions.

 

J’écoute.

Question : Beaucoup d’intervenants ont insisté sur l’accueil. Est-ce qu’il y a une différence entre l’accueil et la profondeur.

 

Non. L’accueil vous permet de devenir profond. Accueillir, c’est ce que je disais, c’est accueillir tout ce qui se présente à vous, en sachant que tout est à la bonne place. Et surtout, si cela vous semble injuste, surtout si cela vous semble immérité, surtout si je vous vous dites « je ne mérite pas ça », cette maladie, cette souffrance, cette séparation, cette douleur. Oubliez tout ça. Parce que ça aussi, c’est une revendication : revendication de la souffrance, injuste.

Acceptez de ne rien comprendre. Et je vous assure que moins vous comprenez, et plus vous acquiescez, plus l’Amour sera là. C’est un processus qui est naturel et spontané, du fait des temps que vous vivez. Vous le savez peut-être maintenant, tout est révélé, sans aucune exception, concernant ce monde, mais concernant la Lumière, aussi. Vous le savez, il n’y a plus de distance entre l’éphémère et l’Éternel, puisque l’éphémère se dissous, sous vos yeux ? À vous d’accompagner le mouvement. Soyez disponibles, dans votre vie de tous les jours, non pas pour revendiquer mais, là aussi, comme je l’ai dit, pour accueillir, comme tu l’as soulevé.

Accueillir tout, avec le même bonheur, et surtout si ça vous met en colère. Et croyez-moi que, il y a certaines situations, tout en étant dans l’accueil et dans la vérité, ma petite personne pestait. Mais je faisais toujours bonne figure, parce que ce qui était important, c’était pas moi, c’était le Christ. Alors, j’imitais le Christ, je servais. Il n’y avait que ça qui comptait. Je ne me posais pas la question d’une quelconque récompense, mais je savais, sans l’avoir vu, sans l’avoir vécu, que je passerai effectivement mon Ciel à faire du bien sur la Terre. Et puis les circonstances de ma vie ont fait que cet abandon, cet accueil, cette profondeur, s’est terminé, vous le savez tous, par ma mort, jeune. C’est les circonstances de la vie qui ont fait cela. II n’y avait pas d’urgence pour moi, à rejoindre mon époux, comme Gemma. Mais j’ai tout accueilli avec la même évidence, même si parfois, je ne vous le cache pas, intérieurement, je pouvais, pas maudire, mais pester contre ce qui venait me titiller, et parfois, avec un malin plaisir, si je peux dire. Mais ça c’était une attitude, même si je n’avais pas les mots pour comprendre pourquoi je résistais ainsi. Je me raccrochais à mon Petit Jésus, à Marie, en me disant que si cela arrivait, c’est que cela devait arriver.

Aujourd’hui, qui est capable, dans votre monde, tel qu’il est aujourd’hui, de dire cela ? Que cela concerne votre corps, que cela concerne vos finances, vos mariages, vos enfants, vos parents. Et pourtant aujourd’hui, plus que jamais, cela vous est rendu possible et, je vous le répète, vous n’avez pas de délai pour observer les effets. C’est inouï ! C’est pour cela que je vous ai dit, que la petite Voie aujourd’hui, et même pour ceux d’entre vous qui avez vécu toutes ces expériences merveilleuses, toutes ces confirmations et tous ces états, là aussi, soyez humbles. Ça ne veut pas dire se taire, ça ne veut pas dire ne pas partager, mais veillez à ce que cela ne vous présente pas comme quelqu’un qui soit supérieur, ou sur un piédestal. Le but n’est pas d’être écouté, le but est d’être partagé. Ce n’est pas tout à fait la même chose.

Alors oui, les étapes préalables, « accueillir » c’est exactement ça. Parce que dans l’accueil vous ne refusez rien. Et en ne refusant rien, et surtout si vous êtes blessés, dans le corps, vous n’avez qu’une envie à ce moment-là, c’est surtout pas réagir, mais d’aller encore plus profondément dans l’humilité, même si, pour votre personne, cela s’appelle une humiliation, je crois. Mais l’humiliation conduit à l’humilité aujourd’hui. Alors ne pestez contre rien. Ne vous élevez pas. Vous le savez : celui qui voudra se sauver perdra sa vie ; celui qui acceptera de la perdre la trouvera. Ça n’a rien de mystérieux aujourd’hui, vu les circonstances, de ce monde.

Il vous appartient, qu’à vous seul, et cela, aussi, il n’y a que vous qui décidez, d’être dans l’accueil ou pas, sans condition, de ne vous opposer à rien. Ça ne veut pas dire, non plus, devenir mollasson. Croyez-moi, j’avais pas vraiment beaucoup de temps pour méditer, avec toutes les tâches qu’on m’a imposées. J’avais pas le temps de m’occuper de moi. Par contre, je m’occupais du Christ. Je ne L’ai jamais vu, mais j’y ai adhéré tout de suite. Parce que quoi de plus beau que cet Amour qui est promis, au Ciel, mais aussi maintenant, là où vous êtes. Rien ne peut l’égaler. Rien ne peut être comparé à ça, aucun de vos amours, aucune de vos satisfactions, aucune de vos joies. Et c’est accessible, je le répète, dès l’instant où vous accueillez, en toute humilité, ce que la vie vous donne, c’est-à-dire que vous acquiesciez à ce que la vie vous donne à vivre est exactement ce qu’il vous faut. Et vous avez le moyen maintenant, de le vérifier directement, par la Profondeur, par l’humilité, par la petite Voie.

Tu m’as dit qu’il y avait d’autres questions.

… Oui. Vous avez répondu en partie, déjà. Mais je peux la poser :

 

Question : Je ne conçois pas, même si le terme n’est pas très bien choisi, comment on peut renoncer au monde et continuer à vivre dans le monde. Quelle est la juste attitude ? À travers la notion d’accueil, vous y avez répondu en partie, mais pourriez-vous préciser ?

Par l’humilité de la personne, même si cela confine à l’humiliation. Que ce la soit dans toute relation, dans toute circonstance, que cela soit en croisant un inconnu, que cela soit avec ton mari, avec des enfants, soyez simplement disponibles et accueillez tout ce qui est dit, avec la même équanimité ; ne cherchez pas à revendiquer un point de vue, une expérience ou quoi que ce soit. Si vous acceptez que quoi qu’il vous arrive dans la vie, heureux comme malheureux, est destiné à vous faire retrouver, alors vous vous retrouverez. Si vous vous opposez, alors vous ne vous trouverez pas, du moins pas maintenant.

Donc le renoncement, encore une fois, n’est pas aller s’enfermer dans un monastère comme je l’ai fait. Vous n’êtes plus à la même époque. Puis croyez-moi, la vie au Carmel n’était pas simple. Et heureusement qu’il y avait Jésus qui occupait toute ma tête, toutes mes pensées, à chaque minute. S’il m’arrivait même de me mettre en colère intérieurement, je demandais pardon à Jésus. Mais peut-être avez-vous vu des photos ou lu mes écrits, j’ai toujours essayé de faire bonne figure, non pas pour moi, mais pour Lui. Et cela vous éloigne et vous extrait de l’histoire personnelle. Et rendez-vous compte, comme je l’ai dit, je le répète encore avec fermeté : aujourd’hui vous n’avez pas à attendre d’être au Ciel pour en constater les bienfaits. C’est pas une promesse pour demain. C’est une promesse de l’instant.

Renoncer, tu n’as pas a te poser la question d’être compliqué, ou que c’est compliqué en ce monde. Si tu dois te déplacer, prends ta voiture ; si tu dois faire un chèque, fais un chèque. Mais c’est surtout dans les relations et dans les situations, que vous pouvez voir par vous-même, s’il y a encore des velléités personnelles, d’appropriation, de prédation, de défense, de posture, ou si vous êtes réellement dans l’acceptation. Cette acceptation n’est rien d’autre que votre Crucifixion, comme le Christ l’a vécue. À votre petit niveau, à mon petit niveau, c’est exactement ce que nous avons vécu. C’est pas compliqué. C’est toujours la personne qui croit que c’est compliqué. J’ai bien dit qu’il n’y avait pas de technique ; c’est quelque chose qui se produit à chaque instant. Il n’est pas question de se priver, en fonction de ce que la vie vous a donné ou ôté. Il est question simplement d’accepter. Le principe même de l’acceptation vous renvoie à l’innocence, à l’enfance, à la spontanéité, choses qui ont déjà été développées.

Alors, y a rien de compliqué. C’est toujours la personne qui croit que c’est compliqué. Alors, je ne peux que te dire : oublie ta personne, accepte tout ce qui se présente, ne regimbe jamais, ne discute jamais, remets t’en au Christ, ou si tu préfères à Bouddha, si tu préfères à Marie, aucune importance. Crée-toi un idéal. Imagine cet idéal, et tiens toi y. Confie-lui tout, tes peines comme tes joies, ne garde rien pour toi, donne tout. Je ne parle pas de ton argent, encore une fois, je parle de toi-même. Ne revendique rien. C’est la voie de la petitesse. Il me semble que un des Anciens vous en a parlé aussi. Alors, à ce moment-là, tu découvriras avec évidence cette Joie, qui est sans objet et qui est une telle plénitude et tu découvriras, maintenant, que tu n’as pas à attendre de disparaître, surtout si tu n’as jamais disparu, par les processus vibratoires, par l’Onde de Vie ou par autre chose.

C’est donc toi qui fais le travail, consciemment, depuis ta personne, qui décide de ne plus mettre la personne devant. Tu ne connais pas l’Amour, tu ne l’as pas vécu, si ce n’est l’amour conditionné. Ne te préoccupe pas de ça. Il n’est plus temps de chercher l’amour parce que, justement, si tu ne l’as trouvé, par ce que nombre de frères et de sœurs humains ont vécu depuis une trentaine d’années, c’est que cela devait être ainsi. Il n’y a ni regret ni espoir à entretenir. Il y a juste à accepter, à dire « oui ». Alors dis « oui » à Christ, dis « oui »  à Bouddha, dis « oui » à la Lumière, mais ne mets plus ta personne devant. N’oubliez pas que la réaction, de quelque nature qu’elle soit, entretient l’histoire. C’est comme ça que jouent les anniversaires, les festivités, les commémorations ; c’est comme ça que jouent les liens familiaux, par l’habitude, le souvenir et le besoin de s’entendre, de se toucher, de se parler. Maintiens, bien sûr, cela. Je ne t’ai demandé de quitter personne, mais simplement de te quitter toi-même. Si tu le souhaites.

Ce que je vous propose aujourd’hui, aux uns et aux autres, c’est l’accès direct à l’Amour et à la Vérité. Ça paraît difficile quand tu es une personne, de renoncer. Mais quand tu renonces à ta personne, le renoncement au monde se fait tout seul, tout en étant sur ce monde. Réellement tu n’es pas de ce monde. Et cela, rappelle-toi, est immédiat.

Question : Faut-il renoncer à certains désirs qu’éprouve la personne. Par exemple, j’ai plaisir à chanter, j’ai plaisir à faire du sport… Faut-il renoncer à ces plaisirs qui concernent la personne ?

 

Si les plaisirs te sont offerts, je ne t’ai jamais demandé de renoncer aux plaisirs. Je t’ai demandé de renoncer à la personne. Ce n’est pas vraiment la même chose. Il y a une différence fondamentale. J’ai bien précisé de ne pas renoncer au monde. Ce monde renonce à vous de toute façon, vous le voyez. La prison, c’est terminé. C’est l’expression, je crois, de celui qui avait la forte voix. Alors ne pose pas cette question-là. S’il t’est donné de chanter et d’avoir des plaisirs, utilise-les. Pourquoi t’en priver ? Je ne t’ai pas demandé de te priver. Je t’ai demandé simplement de renoncer à ta personne. Si tu ne vois pas la différence, elle est pourtant essentielle. Fais ce que la vie te donne à vivre. Si c’est d’aller chanter, chante. Si c’est de pleurer, pleure. Mais si tu préfères : ne sois pas impliquée et ne sois pas tributaire de cela. Et rappelle-toi que le plaisir n’a rien à voir avec la Joie. Qu’un plaisir ne fait que passer. La Joie dont je te parle est  éternelle, quelle que soit la présence de ton corps ou pas. Parce que c’est toi. Que tu ne te trouveras jamais, tant que tu considères être une personne. C’est impossible.

Mais aujourd’hui, la transcendance de la personne, c’est-à-dire l’effacement de l’éphémère, est automatique, dès l’instant où vous rentrez en profondeur, dans cet accueil, sans condition. Je ne t’ai pas demandé de te priver de manger ; je ne t’ai pas demandé de te priver de voir tes enfants ; je ne t’ai pas demandé, non plus, de te séparer de ton mari. Je demande simplement, le plus souvent possible, de penser à ton archétype, et surtout de bien, non pas observer, mais de constater que dans les moments où tu demeures dans la personne et non plus dans l’accueil, y a toujours un déséquilibre à l’intérieur de toi, une colère, des réticences, des conflits, des oppositions. Toujours. Ça fait partie de la personne. Ne travestissez pas mes mots, ne les comprenez pas de travers. J’essaye pourtant d’être le plus simple possible.

Renoncer à la personne entraîne le renoncement au monde. Mais c’est pas toi qui décide, en tant que personne, de renoncer au monde. Ça, c’est faux. C’est un simulacre. Vous savez, tous ces frères et ces sœurs qui ont l’impression que, parce qu’ils vont aller méditer pendant un mois, s’enfermer, monter leurs vibrations, vont revenir changés. C’est faux. Il n’y a pas d’autre façon de changer aujourd’hui, que de faire disparaître la personne, non pas par un acte d’atteinte à ta propre personne ou à tes propres biens, mais simplement en disant « oui » à tout. Si c’est d’aller chanter tous les jours, vas-y. Tu dois être capable de voir ce que cela te procures ou pas. Et tu dois être, de la même façon, capable de sentir ce que procure cet accueil, cet abandon, sans passer par l’énergie, dans ta conscience directement. Et tu constateras alors, très vite, qu’il ne peut y avoir plus de ressentiment, plus de colère, plus d’interrogation, plus besoin de soupeser le pour, le contre, le bien, le mal.

En ces temps-là, toutes ces foutaises, qui vous encombrent, que vous soyez ouverts ou pas. C’est affreusement simple. C’est, je crois, comme vous l’a dit l’Archange Uriel, l’ultime retournement. De l’extérieur à l’intérieur, tout simplement. Mais aller de l’extérieur à l’intérieur ne veut pas dire disparaître de l’extérieur. Ton corps, il est toujours là pour l’instant. Mais ton corps n’est pas ta personne. Je m’adresse à ta personne. Il n’est pas question de violenter le corps, mais d’accueillir tout ce qui se présente, surtout quand ce n’est pas compris, et dans tous les domaines de ta vie. Parce que tu es, à ce moment-là, dans une prédisposition et une disposition, même, qui permet la révélation de la Joie. Mais tant que tu crois que tu vas contrôler, diriger, maîtriser, tu ne vivras jamais la Joie. Jamais. Et je ne parle même pas d’Amour. Et cela est vrai, maintenant, dans l’immédiateté de ce que vous vivez.

Il n’y a pas à attendre une quelconque prochaine vie, ou un quelconque Ciel, c’est-à-dire ta mort, pour en toucher les bénéfices, les dividendes, qui concernent ton Cœur et non pas ta personne. C’est un mécanisme, parce que c’en est un extrêmement précis, la Profondeur. C’est un mécanisme de la conscience et aussi, en cette période, de l’énergie et de la vibration, surtout si vous le ne le vivez pas. C’est comme ça que le Corps d’Éternité prend toute la place.

Posez-vous la question alors, si c’est pas clair, de : « Qu’est-ce que c’est que disparaître à soi-même ? ». C’est vraiment l’humilité. C’est vraiment un renoncement. Mais c’est pas une démission. C’est pas un déni. C’est vraiment très différent. Tu peux aussi t’aider de ma Présence. J’ai d’ailleurs proposé d’innombrable fois, ma Présence, à nombre d’entre vous, ici ou ailleurs. Je ne suis pas là pour solutionner, même si je l’ai fait, par d’innombrables grâces. Aujourd’hui je suis là, simplement, pour vous aider à vous trouver, non pas pour solutionner quoi que ce soit concernant ce monde. Tout cela est fini. Parce que c’est le temps de la Nouvelle Terre, vous le savez, et de votre Liberté. Et ceci ne souffre plus de délai, c’est en ce moment même, mes Sœurs vous l’ont dit de façons différentes. Je vous le redis.

Accueillir n’empêche pas de vous faire plaisir si la vie vous l’accorde. Souffrir, si la vie vous l’impose, doit générer le même accueil. Ça ne veut pas dire laisser la souffrance s’installer. Faites appel aux moyens de ce monde pour les résoudre, quelles qu’elles soient. Mais au niveau de ce que vous êtes, au delà de la personne, n’y attachez pas d’importance. C’est ça la véritable humilité. Cette humilité qui doit se manifester aussi, de façon permanente, face à chaque relation, surtout si une relation, de quelque nature que ce soit, vous semble injuste.

Vous n’avez pas à défendre un point de vue, parce que le point de vue correspond toujours à la personne. Vous avez à acquiescer, à dire « oui ». Même si, comme je l’ai dit, vous avez le droit de grogner à l’intérieur, ou de pester. Mais c’est pas grave. Parce qu’à ce moment-là, vous n’entraînez pas l’autre, ni votre personne, ailleurs que là où vous êtes. Vous demeurez dans la Vérité, même si vous avez l’impression de ne pas la vivre et de ne rien en vivre. Elle éclora extrêmement vite, dans l’instant, dans les jours qui suivent, dans les quelques semaines. Voyez, les grâces sont surabondantes maintenant. Que vous ayez suivi tous ces aspects de vibrations, ou que vous n’ayez rien vécu jusqu’à présent, ça ne change strictement rien. Vous le comprendrez après : pourquoi les premiers ont été les derniers et pourquoi les derniers sont les premiers.

Rappelez-vous : celui qui voudra sauver sa personne, c’est-à-dire sa vie, la perdra. Parce qu’il montrera là, par lui-même, qu’il est attaché à la matière. Il ne perdra pas son Éternité, bien sûr. Vous le savez, cela vous a été répété, je pense, d’innombrables fois. Je dirai simplement : Vu les circonstances, pourquoi vous compliquer la vie, pourquoi lutter, pourquoi vous opposer à quoi que ce soit ou à qui que ce soit ? Pourquoi revendiquer quoi que ce soit ? Surtout dans les mécanismes de vos fonctionnements intimes, de votre Cœur. Vous savez, nous nous sommes Étoiles. Vous êtes aussi des Étoiles. Mais nous ne sommes pas le Christ. Nous n’avons pas chassé les marchands du temple. Le Christ le fait pour nous. C’est aussi mettre sa confiance dans l’Inconnu et l’invisible, pour ceux qui ne vivent rien. C’est accepter qu’il y a cet Amour, que vous ne connaissez pas, que vous n’avez pas vécu, qui est là. Et pour le vivre…

Alors bien sûr, ceux qui vivent les vibrations, ceux qui vivent les états de conscience… il me semble, d’ailleurs, qu’un Archange vous a donné des gestes à pratiquer sur vous ; il en donne d’ailleurs depuis de nombreuses fois. Mais aujourd’hui, vous qui ne vivez rien, vous n’allez pas encore pratiquer des gestes, des postures, des exercices qui ne vous apportaient rien, puisque vos frères et vos sœurs humains incarnés qui l’ont vécu l’ont réalisé pour vous. Alors profitez de ce qui est là. Accueillir et renoncer à la personne ne veut pas dire renoncer à la vie. C’est devenir la Vie. Mais ne plus être votre vie. Ça fait une sacrée différence, de légèreté, de plaisir aussi, et de joie.

Avez-vous d’autres interrogations ?

Question : Est-ce qu’il vaut mieux rester humblement et confortablement chez soi, ou aller se promener dans le monde au milieu des malheurs ?

Bien aimé, fais ce que la vie te propose. Si tu as la possibilité de t’immerger dans la nature, de voyager, fais-le. Mais je ne t’ai pas dit d’aller dans les villes, dans les cités, dans les endroits où il y a beaucoup de présences humaines. Le calme est quand même un petit peu nécessaire. Cela vous l’avez dans la nature ou chez vous. Mais je ne vous ai pas demandé de vous priver de quoi que ce soit. Si ce n’est de vous priver de votre personne et de ses revendications. Mais vous avez le droit d’avoir l’intention d’aller en forêt, à la mer, à la montagne. De toute façon, si ce n’est pas pour vous, la vie vous empêchera de le faire. Rappelez-vous, là aussi ça a été expliqué longuement : tout ce qui est de l’ordre de la Lumière est facile, fluide et évident. Tout ce qui est de l’ordre de la personne est difficile, résistant et heurtant.

Et ça je m’en suis aperçue, quand même, malgré les moments où je pouvais pester intérieurement, je voyais pertinemment les fruits. Alors, bien sûr, j’ai pas vu le Christ, j’ai pas vécu d’expérience particulière. Oh, j’en ai vécu, on va dire deux. Mais elles ont été tellement fugaces, même si elles n’avaient pas eu lieu, cela n’aurait rien changé. Parce que j’étais déterminée. Êtes-vous déterminés pour la Lumière ? Êtes-vous déterminés pour la Vérité ? Ou alors, êtes-vous déterminés pour les histoires. Êtes-vous déterminés pour votre personne ? Je n’ai pas demandé, non plus, de ne pas entretenir votre personne, ce corps a des besoins, mais de vous oublier vous-mêmes de mettre toujours le Christ devant. Je crois que le Commandeur disait de « mettre l’Amour devant ». Mais aujourd’hui, c’est même plus ça, c’est encore plus simple.

Et vous verrez d’ailleurs : si vous acquiescez à l’inacceptable, que ce soit une douleur, (dont il faudra par ailleurs s’occuper), que ce soit dans une relation qui commence ou qui se termine, vous constaterez très vite les bienfaits de cet accueil et de cette acceptation. Mais il n’est pas question d’aller chercher une difficulté. Tout dépend de ce que la vie vous propose. Je vous l’ai dit, dans la richesse comme dans la pauvreté, dans l’abondance comme dans la misère, dans la solitude comme dans le fait d’être énormément entourés, ça ne change rien. C’est une attitude intérieure, si vous préférez. Il n’y a pas besoin d’observer longuement pour comprendre et voir. Parce que dès qu’il y a une revendication, cela concerne la personne, jamais l’Éternité. L’Éternité n’a aucune revendication. Elle est, de toute éternité, si je peux dire.

D’ailleurs, le Feu Igné, je le sens là. Mais ce n’est pas moi, c’est vous. Je ne suis pas venue, ni avec un Archange ni avec personne d’autre. Et c’est donc vous, qui m’entendez, qui êtes là, qui me lisez, qui gênerez cela. Voyez comme tout devient simple. C’est la personne qui est compliquée, parce que la personne a des besoins, des désirs, des pulsions ; elle a besoin d’histoires, elle a besoin de gagner sa vie, de réussir sa vie. Quand vous êtes morts, est-ce que vous croyez sincèrement que cela a eu la moindre importance ? Vous n’emportez rien avec vous. Ni argent, ni maison, ni femme, ni enfant. Et tout cela s’efface, jusqu’à la prochaine vie. Vous appelez ça une vie ? Et beaucoup d’entre vous sont contents parce qu’ils pensent que ils vont s’améliorer, ils vont progresser, ça va leur suffire. Ils ne verront jamais la Vérité. Ah si, ils la verront maintenant, avec l’Appel de Marie, les évènements terminaux. Mais la Grâce vous permet de le vivre dès maintenant. C’est ça qui est majeur et important pour vous, mais aussi pour l’ensemble de la Terre, dans son accouchement.

… Nous avons d’autres questions.

 

Alors, je les écoute avec joie.

Question : Quel est le lien entre le silence et la Profondeur ?

 

C’est très simple : si tu n’es pas en silence, que cela soit des mots, que cela soit des images, des interactions familiales, sociétales, professionnelles, il est très difficile, dans le brouhaha de la personne, de trouver le silence. Le silence n’est pas à proprement parler, une méditation, une prière ou ce que vous nommez, je crois, Théophanie ou alignement. Le silence, c’est vraiment le silence. C’est le moment où la personne s’éteint. Quand vous dormez, vous êtes en silence. Vous ne pouvez pas dormir et faire autre chose, si ce n’est rêver. Eh bien là, c’est la même chose. C’est accepter le sacrifice de la personne. C’est demeurer, comme je viens de l’expliquer, dans la non-réactivité, dans la non-revendication. Si ce n’est celle de votre idole intérieure, le Christ, Bouddha, appelez-le comme vous voulez. Cette chose à laquelle vous raccrocher.

La différence avec moi, à mon temps, c’est que là vous n’avez pas à attendre votre mort, vous n’avez pas à attendre quoi que ce soit pour le vérifier. Rendez-vous compte : quand je dis que c’est bien plus que de la foi ou de la confiance. Et c’est ouvert à tout le monde. Il n’y pas de différence.  Et rappelez vous d’ailleurs : c’est dans les moments difficiles, mais cette fois-ci, qui mettent en jeu votre vie ou certaines relations aussi, (ça peut se vivre dans un couple, dans la perte d’un enfant, dans la perte d’un mari ou d’un parent), ce grand sentiment de vide, cette souffrance intolérable de la perte d’un enfant, par exemple, qui donne l’impression de ne jamais pouvoir s’effacer tant la perte est cruelle.

Si vous acceptez de vous en remettre au Christ (ou à autre chose) et que vous vous accrochez à ça, aujourd’hui, vous constaterez que la souffrance n’a plus de raison d’être, que la peine n’a plus de raison d’être, parce qu’effectivement la Joie va tout recouvrir et tout transcender. Même si vous n’en percevez pas le Feu Igné, même si vous n’en percevez pas la vibration de votre Cœur ou de l’une des Couronnes, parce que c’est comme ça que cela fonctionne maintenant. Parce que la Lumière, comme cela vous a été dit, n’est pas simplement en déploiement et en manifestation. Elle est en révélation. Totale.

Un autre exemple : dans tout ce qu’il se produisait dans ma vie, et je l’ai inscrit dans l’« Histoire d’une âme », s’il m’arrivait une contrariété, comme tout le monde, même si je pestais intérieurement, je m’entraînais à accepter. Quand on m’envoyait faire des tâches injustes, je l’acceptais de la même façon, tout en bougonnant, certes, mais jamais en le montrant. Je ne cachais rien pourtant. Parce que dès cet instant-là, si je n’avais pas la possibilité de réagir, et je ne le voulais pas, même si j’étais en colère, je donnais ma colère au Christ. Et je faisais les choses sans regimber. Parce que le Christ était avec moi. Alors quand je dis qu’il était avec moi, je ne peux pas dire que je l’ai vu, que je l’ai senti, mais c’était une telle certitude intérieure. Et pourtant, je n’avais pas la preuve. Mais je constatais quand même, très rapidement, que tout ça s’épanouissait. Puis si j’essayais de ne pas répondre, de ne pas réagir, alors les choses se passaient de manière beaucoup plus simple. Il en est de même pour vous aujourd’hui. Et comme je l’ai dit et je le répète, les récompenses, n’ont pas à attendre que vous soyez au Ciel, que vous soyez à l’Appel de Marie ou à la fin des temps. Cela est là de suite.

J’ai déjà eu l’occasion, en différentes circonstances, d’approcher nombre d’entre vous, ici et ailleurs, d’avoir pénétré dans votre Canal Marial et d’avoir perméabilisé votre capacité de me rendre présente. N’oubliez pas que je suis l’Étoile Profondeur. Heureusement que c’est temporaire. J’assume avec bonheur ce qu’il m’a été demandé. Et nous l’assumons et l’acceptons avec bienveillance et joie, pour vous, parce que vous êtes nous. C’est la stricte vérité. Encore une fois, là aussi, peut-être que c’est à vous de le vérifier, dans votre expérience, dans votre vécu, le plus simple. Et rappelez-vous que vous devez être spontanés. Mais réagir ne veut pas dire être spontané. Réagir veut dire être dans la dualité. Être spontané, c’est voir l’action de la Lumière, même si vous ne sentez rien. C’est acquiescer. Et rappelez-vous aussi que plus il y a de douleurs, plus vous avez l’impression de ne pas être à votre place, en ce monde aujourd’hui, plus vous êtes sensibles à la misère, à la souffrance, à l’injustice, plus vous êtes prêts, pour vivre la Voie de la Profondeur et de l’Enfance.

C’est très simple vous savez. Et par exemple, si vous servez un repas, ou si vous êtes à table, servez-vous le dernier. C’est une forme d’humiliation, ou d’humilité, selon les cas, qui vous amène à vivre la Joie, quelles que soient les contrariétés de départ. Rappelez-vous, nous ne sommes pas dans les mêmes temps aujourd’hui, que ceux de mon temps, où il fallait obéir, même sans comprendre, à l’autorité du Carmel. Mais c’est justement ce qui peut sembler bizarre pour la personne, c’est dans le fait d’être rabaissé, que vous vous élevez.

C’est pas pour ça qu’il faut chercher l’humiliation, ou se rabaisser soi-même. Vous n’avez pas à vous rabaisser. C’est les circonstances qui peuvent vous rabaisser. Et si ces circonstances-là se produisent, passez en dernier, que cela soit pour un repas, que cela soit pour n’importe quoi ? Ne vous mettez pas devant. Ne cherchez en aucune circonstance, votre avantage. Vous n’y gagnerez rien, bien au contraire. Je le redis encore une fois, cela se passe dans le même temps, il n’y a plus de délai. Vous remarquerez et constaterez, même sans les vibrations, même sans la perception des Couronnes ou du Feu Igné, qu’à ce moment-là vous devenez léger et qu’une forme de paix s’installe, même sans énergie, même sans vibration, même sans expansion de votre conscience. Vous vous prouverez ainsi à vous-même que la Voie de l’Enfance a une efficacité très forte.

Ce n’est pas la même chose, bien sûr, pour ceux d’entre vous qui vivent les injonctions de la Lumière extrêmement puissantes maintenant. Et je crois que mes sœurs vous en ont parlé. Moi je m’adresse vraiment aux plus petits d’entre vous, en conscience, je parle. Quelle que soit votre richesse, de vie, ou d’argent ou de lieu, vous êtes les plus petits parce que vous n’avez rien vécu. Et étant les plus petits, quelles que soient vos revendications, il vous est plus facile de disparaître. Parce que vous n’êtes pas attachés à des expériences que vous n’avez pas vécues. Il vous est très facile alors, d’accueillir, de renoncer. Ce renoncement est un renoncement spirituel. C’est le renoncement au monde, à ce monde. C’est pas pour autant dire qu’il faut le nier. La souffrance est réelle, les guerres sont réelles, la prédation est réelle, de partout, où que vous regardiez. Il n’est pas question de se voiler la face, ni de se détourner. J’espère que vous saisissez bien la différence entre être un renonçant, tel que c’est conçu dans les religions auparavant, et le renoncement d’aujourd’hui. De mon temps, je vous l’ai dit, de penser au Christ, à Marie, suffisait à m’insuffler la Joie. Et je ne pouvais que rire de moi-même, dans certaines situations, quand je pouvais éprouver une colère ou un sentiment d’injustice. Si je confiais cette injustice au Christ, je n’avais plus à m’en occuper. C’est aussi simple que ça.

… Silence…

Avez-vous d’autres interrogations ?

Question : Vous qui parlez par la Voie de l’Enfance, est-ce que vous pouvez nous parler des petits enfants qui arrivent en ces temps de fin et de vos liens avec ces petits enfants ?

 

Je n’ai pas compris le sens de la demande. J’ai entendu, mais tu me demandes quoi ?

… Les petits enfants qui viennent en ces temps, avez-vous un lien avec eux pour leur insuffler quelque chose…

 

Qu’est-ce que… Pas la voie de l’enfant. La petite enfance. Les petits enfants vous voulez dire ?

…Les petits enfants…

 

Non, j’ai parlé de la Voie de l’Enfance. J’ai jamais parlé de petite enfance. Ça n’existe pas.

…Vous qui parlez par la voie de l’enfance, est-ce que vous avez un lien particulier, justement, avec les petits enfants ?

 

Absolument pas. Je  vous parle de votre enfant intérieur quand je parle de la Voie de l’Enfance et de l’Innocence. Je ne parle pas des bébés. Je parle de vous. Je ne suis pas très douée pour m’occuper d’enfants, je n’en ai jamais eu. Je sais m’occuper des sœurs, par contre. Et de ma famille. Mais les petits enfants, non. Autrement dit, la Voie de l’Enfance dont je parle, n’a rien à voir avec les petits enfants.

…Il y a une autre question.

 

Je l’écoute.

 

Question : Quand vous nous parlez, vous nous parlez de notre personne, de notre intérieur, vous ne parlez jamais des autres qui nous entourent. J’ai des amis qui sont très malades et je ne peux pas m’empêcher d’essayer de les aider, par un coup de téléphone quand elles sont loin, en envoyant de l’amour… Est-ce que j’ai tort de faire ça ?

 

Est-ce que cela change quelque chose ? A-t-il guéri ?

…Elles ont l’air contentes, ces personnes.

 

A-t-il guéri ?

…Euh, y en a qui ont guéri, je ne crois pas que ce soit grâce à moi. Mais maintenant je sais pas comment ça va aller, mais  je ne  pense pas qu’elles guériront.

 

Ma chère sœur, la raison en est très simple. Et cela aussi avait été expliqué très longuement, de comprendre la différence entre la compassion et la Vérité. Tu seras beaucoup plus utile en étant toi-même, sans rien demander, sans rien projeter. Découvre ce que tu es en totalité et, après, tout le reste se fera tout seul. Mais tant que tu es dans cette démarche, tu es dans la réaction. Même si tu l’as justifié par l’amour et la compassion. Je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas aider les autres. Je te rappelle que j’ai passé des années à prier pour un condamné à mort, afin que celui-ci trouve le Ciel malgré tout. J’avais pris cette affaire à cœur. Mais ce n’était pas moi. Je le remettais dans les mains du Christ. Qui j’étais moi, pour pouvoir prétendre envoyer de l’amour à qui que ce soit ? Saisis-tu la différence avec la Voie de l’Enfance ?

Regarde réellement ce qui se cache derrière cela : il y a l’amitié, la fraternité, il y a l’amour humain, il y a, effectivement, le besoin d’aider et de servir. Mais depuis où exprimes-tu ça ? Depuis la personne. Jamais cela ne peut se produire au niveau de l’Éternité. Parce qu’à ce moment-là, qu’est ce que tu vas faire ? Quand tu es dans l’Éternité et dans cet accueil, tu vas confier cette personne au Christ. Mais ce n’est pas toi qui agis. Le risque est la tromperie. Elle est réellement là. Tu t’inscris dans des liens. Tu t’inscris dans une pérennité de ce  monde. Tu ne t’inscris pas dans la Vérité. La Vérité n’a que faire de la souffrance. Parce que quand tu seras réellement de l’autre côté, tu verras que c’est exactement ce qu’il faut pour cet être, pour vivre la Liberté. Au nom de quoi veux-tu le guérir ? Pour le ramener en ce monde, dans l’illusion ?

Si j’attire ton attention là-dessus, c’est que c’est ton emplacement à toi, de vouloir sauver, de vouloir guérir, pour éviter la souffrance de l’autre. Mais qui te dit, le sais-tu réellement, que cette souffrance, quoi qu’il en dise, n’est pas pour lui l’occasion de rejoindre la Lumière ? Qu’est-ce qui est plus important : la souffrance ou la Lumière ? La guérison ou la Lumière ? Vois-tu ce que je veux dire par là ?

…C’était la question que je me posais. Et en plus je les remets entre vos mains et les mains de Marie.

 

Ce qui ne t’empêche pas d’être présent et d’accorder du temps, de l’écoute, d’accueillir cette personne et pas de projeter quoi que ce soit pour lui. Connais-tu son âme ? As-tu vu son projet de vie ? As-tu vu son Esprit ? Ne penses-tu qu’à la personne et à sa souffrance, et à sa mort, qui te fait de la peine, je le conçois. Mais cela n’est pas de l’ordre de la Lumière. Ne confondez pas l’amour humain avec l’Amour Divin. Même si, effectivement, l’Amour Divin se traduit toujours par l’amour humain. Mais pas l’inverse.

 

…Je sais très bien que je n’ai pas le pouvoir de guérir cette personne, mais je veux simplement l’accompagner.

La meilleure façon de l’accompagner, c’est de l’accueillir. Accueillir, c’est être disponible pour lui sans rien demander. Ne mets pas ta personne devant. Sois là, prends-lui la main et attends. Ne revendique rien. Ou alors, confie-le au Christ. Mais si tu le confies au Christ, ce n’est pas à toi d’envoyer de l’Amour, quel qu’il soit. Parce que tu ne connais pas le projet de cette âme. Quelle que soit la souffrance exprimée par la personne, tu ne sais pas si elle doit partir à un moment précis pour être, justement, dans la Lumière, à ce moment précis. Tu ne sais pas si elle ne doit pas souffrir à l’extrême pour, justement, se retrouver. Par contre, il est toujours possible de demander au Christ, comme je l’ai fait pour un condamné à mort. Et tu peux aussi être présent, donner la main, ne rien demander, être simplement là. Et tu constateras par toi-même, que là, à ce moment-là, tu ne seras plus celui qui se croit le sauveur ou celui qui va aider la personne. Tu retrouveras, à la fois, ton humilité et ta simplicité.

Je suppose que disant cela, tu es une de mes sœurs qui vit les énergies et la conscience modifiée. Parce que quelqu’un qui ne vit rien ne pourrait pas dire ça. Il se contenterait, effectivement, d’être présent. Il serait beaucoup plus humble et beaucoup plus simple. Ce qui ne veut pas dire que tu n’es pas humble et que tu n’es pas simple. Mais que le comportement qui est adopté, au travers de ta question, dénote simplement une erreur de positionnement. Vous n’êtes plus dans ces temps-là.

Je ne veux pas dire par là que la compassion, les charismes, n’ont pas à se manifester, bien au contraire. Mais, d’abord, as-tu accueilli, sans jugement ? Parce que là aussi, vouloir guérir l’autre, compatir à sa souffrance est une forme de jugement, que tu le veuilles ou pas. Que sais-tu de ce qu’il y a derrière cette souffrance ? Que sais-tu de ce qu’il y a derrière la maladie, derrière un deuil ? Vous n’avez que la vision limitée. Même si vous avez la perception des énergies, même si vous voyez l’invisible, vous n’avez aucune information sur ce qui se déroule vraiment en l’âme et en l’Esprit de cette personne. C’est pour ça que le Commandeur vous a dit, à d’innombrables fois : occupez-vous de vous, trouvez-vous et, après, tout le reste se produira.

… Notre sœur dit : je ne souhaite pas la guérir. Je souhaite l’accompagner. Moi, il me semble que je…

 

L’accompagnement n’a pas besoin d’envoyer de l’amour. L’accompagnement a besoin de ton humanité, de ta présence, de ton accueil, dans la simplicité la plus évidente. Surtout si c’est quelqu’un que tu aimes, qui est un ami. Et vous aurez d’ailleurs la surprise de constater que ce simple accueil, cette simple disponibilité est guérissante. Parce que vous n’avez pas mis une quelconque volonté devant, d’envoyer de l’amour ou d’être dans l’amour. C’est une posture, ça. C’est encore une démarche de la personne. Si le cœur était devant, tu serais auprès lui, tu lui tiendrais la main, et c’est tout. Tu prierais pour lui. Mais si tu veux l’accompagner, bien sûr, fais-le.

…Et si la personne est loin ?

 

Alors téléphone-lui. Fais-le en silence. Prie pour lui, mais ne demande pas ni guérison ni mort. Ni même un soulagement. Simplement que ce qui est bon pour lui, se réalise. Vous n’avez aucun moyen de savoir, quelle que soit votre ouverture, même si vous voyez ce que vous nommez, les lignées, les origines stellaires ; même si vous voyez l’invisible, sur une personne, est-ce que vous voyez son âme, est-ce que vous savez quelle est la volonté de son âme ? Et non pas les jérémiades de la personne, ou les cris de la personne ou la souffrance de la personne. Rappelez-vous qu’ici tout est inversé, tout est faux.

L’éclairage est l’éclairage de votre Cœur, de la liberté. C’est l’éclairage de comprendre que l’autre est vous, en Esprit et en Vérité. Et que s’il est porteur d’une âme, cette âme n’a rien à voir avec la vôtre, quels que soient les liens qui vous unissent, à quelque niveau que ce soit. Cela ne t’empêche pas, effectivement, de l’accueillir, de l’accompagner, comme tu dis. Mais déjà projeter ou envoyer de l’amour, c’est déjà sortir de son Cœur. Il faut bien différencier ce qui est un état d’être, d’Amour, de la volonté d’amour dirigée sur quelque circonstance que ce soit. Parce qu’elle est toujours colorée par la personne. Même, et surtout, si la personne dit qu’elle le fait de bon cœur, sans aucun intérêt pour elle. Il y a une volonté derrière.

Faire la volonté de ce que tu vois, n’est pas faire la volonté du Christ, ou de la Lumière. Parce que tu ne sais pas ce qu’y a derrière ce que tu vois. Quel que soit son ressentiment, tu peux très bien avoir un frère ou une sœur qui te dit « il me tarde de partir, je veux mourir » ; et c’est la personne qui s’exprime, pas l’âme. Ou à l’inverse : « je ne veux pas mourir », alors que l’âme est déjà partie. Et ça tu ne peux pas le voir, quelles que soient tes perceptions parce que cela vous est caché justement du fait de l’enfermement et même si les états les plus subtils, à travers ce qui a été nommé les origines, les lignées, vous a été révélé et peut-être a été vécu.

La Voie de l’Enfance t’évite justement ce genre d’écueil. La Voie de l’Humilité, la Petite Voie de Thérèse, c’est ça. C’est une indicible foi. J’ai pas de meilleur mot. Cette foi transforme tout. Rappelle-toi : je n’ai rien vécu de ce que vous vivez aujourd’hui. Je n’ai rien vécu de cette facilité. Et pourtant, aujourd’hui, ça aurait été différent, bien sûr, ces trente dernières années, puisque l’énergie, la conscience s’est modifiée. Mais aujourd’hui, il n’y a pas de voie plus directe pour ceux qui ne vivent rien. Parce que les effets sont immédiats.

Ne me croyez surtout pas, mais essayez-le.

 

Avez-vous d’autres interrogations ?

 

…Notre sœur vous remercie. Nous arrivons au bout du temps imparti.

 

Alors, sœurs et frères en humanité, qui m’avez lue, qui m’avez écoutée, qui m’avez entendue, qui êtes présents, je ne peux que rendre grâce pour m’avoir permis de m’exprimer, sans trop trébucher. Mais le Feu Igné que vous émettez m’a bien soutenue et me soutient encore. Vous voyez : on s’est accueillis, vous m’avez accueillie, je vous ai accueillis, et tout est bien ainsi. Tout le reste ne relève pas de nous, mais de l’Intelligence de la Lumière, du Christ, de Marie, de l’Amour. Que sommes-nous, en ce personnage, si ce n’est quelque chose qui est apparue et qui disparaît, ou qui se transforme chaque jour, qui grandit et qui vieillit.

Et rappelez-vous que la Voie de l’Enfance, la Petite Voie, est la voie la plus directe aujourd’hui, parce qu’elle est immédiate. Et que cela concerne surtout les sœurs et les frères qui n’ont rien vécu jusqu’à présent.

Je vous remercie de votre écoute. Je rends grâce à votre présence et je demeure avec vous.

À toujours, en l’Éternité.

Au revoir.

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